Cantine scolaire : Du Yellow pour 207 000 élèves du Bam et du Sanmatenga

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Ce don de 3 000 tonnes de vivres fournis au ministère de l’éducation nationale par le Catholic Relief services (CRS) par l’entremise du département de l’agriculture des Etats-Unis (USDA) tombe comme une goutte d’eau au fond de la gorge d’un assoiffé.

Kaboré Issaka, chargé des partenariats étatiques du programme Beoogo-Biiga, se rappelle comme si c’était hier, ces années pendant lesquelles le Yellow (couscous à base de maïs jaune)  a contribué à le maintenir sur les bancs de l’école primaire.

« Tout le monde est unanime et reconnait que ce Yellow a permis à des millions de Burkinabè d’avoir accès à l’école, de s’y maintenir et de terminer leur cursus scolaire. Je fais partie de ces millions de Burkinabè. Outre les années de sécheresse qui ont jalonné mon cursus scolaire, mon école primaire se situait à 9 km de mon village. Dans un tel contexte,  imaginez-vous un jour de cours, un trimestre ou même une année scolaire sans un repas à l’école. Je vous laisse deviner la suite », dit-il. 

Le Yellow était et est procuré par le gouvernement américain à travers le Catholic relief services (CRS) couramment appelé Cathwell. Ce mardi 13 mars 2018, le sourire était perceptible sur toutes les lèvres sur le site abritant le magasin d’une capacité de 7 500 tonnes de CRS financé par l’USAID. Bailou Diata, conseillère technique du ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, y a reçu officiellement des échantillons du don de 3 000 tonnes de vivres d’une valeur estimée à 1, 6 milliard de F CFA.

Bailou Diata, conseillère technique du ministre de l’éducation nationale recevant un échantillon du don de 3 000 tonnes de vivres.

Le don s’inscrit dans le financement du programme McGovern –Dole International Food for Education dénommé Beoog Biiga (enfant de demain) par le gouvernement américain à travers le département de l’agriculture (USDA). « Le premier objectif, a indiqué Dominique Bangré, représentant résident du Catholic Relief Services, c’est mitiger (rendre plus aisé à supporter, ndlr) l’insécurité alimentaire pour les couches vulnérables ». « Ça change énormément de choses », note Bailou Diata.

La conseillère technique qui a encore en tête le chiffre des 17 provinces concernées par le déficit céréalier suite à la campagne agricole 2016-2017 voit en ce don de vivres un complément à ce que l’Etat pourvoit dans le domaine des cantines scolaires. Pour l’année en cours, la somme à injecter est évaluée à « plus de 18 milliards » de F CFA.

Les provinces du Bam et du Sanmatenga auxquelles sont destinés les vivres reçus en font partie. Dans les provinces comme celles-ci, « la cantine scolaire a un impact très positif non seulement sur l’accès des élèves à l’école sur le maintien et aussi sur leur résultat, leur réussite », a déclaré Bailou Diata. Selon les chiffres disponibles, 207 000 élèves de 9 50 écoles bénéficieront de ces vivres.  

Le don « va permettre d’atténuer les effets du déficit céréalier enregistré cette année dans cette partie du pays », a ajouté Christian La Pietra-Fung, représentant de l’USAID tout en précisant que c’est  le « symbole de l’amitié et de solidarité entre les peuples américain et burkinabè ». « Ces vivres, espère Dominique Bangré, vont permettre aux élèves de pouvoir être présents à l’école, de pouvoir mieux étudier et d’améliorer les rendements scolaires ».

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Burkina24

 

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