Union africaine : L’Afrique face aux défis de la Zone de libre-échange continentale

En marge du sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA) du 17 au 21 mars, les chefs d’État africains doivent signer ce mercredi 21 mars 2018  à Kigali, Rwanda, l’accord-cadre de la Zone de libre-échange continentale (ZLEC). Ce projet bien qu’ambitieux attend de faire l’unanimité.

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La défection du président Muhammadu Buhari du Nigéria au sommet extraordinaire de l’Union africaine à Kigali, au Rwanda, qui devrait aboutir à la signature de l’accord sur la mise en place de la Zone de libre-échange continentale (ZLEC), semble avoir mis à mal l’engouement autour du projet.

Les raisons évoquées dans le communiqué de la présidence nigériane rendu public ce dimanche 18 mars 2018 font état du fait que « … que certains actionnaires nigérians ont fait savoir qu’ils n’ont pas été consultés » d’où les « quelques réticences quant aux conditions de ce traité ». Selon les observateurs, ce retrait de dernière minute s’explique également par l’intention du Président Buhari, à moins d’un an de la présidentielle dans son pays, février 2019, de ne pas froisser les acteurs du milieu économique dans son pays.

En tout état de cause, l’absence du président d’une des plus importantes économies du continent  a mis au grand jour les sérieuses divergences autour de l’accord.

« Nous ne sommes pas contre le projet mais nous n’avons pas vu d’études d’impact, nous n’avons pas beaucoup été consultés. Ce ne sont pas des manières, il ne faut pas essayer de pousser les choses trop vite si des États ne sont pas prêts », s’exprime notamment un membre de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC).

Ce projet compte intégrer les 55 pays membres de l’UA à une zone de libre-échange commerciale et, à terme, regrouper les zones régionales commerciales. Il constitue un des étendards de l’agenda 2063 de l’UA et est en discussion depuis 2012 et avoisinerait 2 500 milliards de dollars de PIB cumulés.

Sa signature est attendue ce mercredi 21 mars, en clôture du sommet de Kigali, la capitale rwandaise.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU                                                                                                                                    Burkina24

Source: Jeune Afrique

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