Burkina : La grève des financiers vue depuis Koudougou

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Le comité de pilotage du concept « dialogue et trêve sociale » au service du développement, a organisé une conférence débat à Koudougou au siège du comité de sage, le samedi 9 juin 2018 sur la situation qui prévaut au ministère de l’économie, des finances et du développement.

Selon le président du comité Zadig R. Abdoul Aziz Nignan, le président Roc Marc Christian Kaboré a, depuis le début de son mandat, opté en faveur du dialogue qu’il a d’ailleurs institutionnalisé.

Pour Aziz Nignan ce dialogue a permis de résoudre beaucoup de problèmes soulevés par les syndicats comme jamais cela n’a été fait au Burkina en si peu de temps. En dépit de l’impact financier sur la réduction des montants alloués aux investissements, le gouvernement a accordé la plus grande attention aux traitements des questions de conditions de vie et de travail des fonctionnaires, ajoute-t-il. D’après lui, malgré ce grand effort fait en si peu de temps, les syndicats ont décidé de mettre à mal la mise en œuvre du PNDES en décidant de poser des actes à même de saboter l’économie nationale.

De l’avis d’Abdoul Aziz Nignan, il est normal qu’on accorde des motivations à des travailleurs qui réalisent des résultats supérieurs aux objectifs à eux fixés. Mais il n’existe au monde des primes ou motivation dépassant une dizaine de fois le salaire de base. Le président du comité de pilotage du concept dialogue et trêve sociale au service du développement trouve que le pays est confronté  aux questions de santé, de scolarisation, de famine, d’insécurité et surtout de terrorisme.

Aziz Nignan dit que son comité ne peut pas accepter qu’une minorité de Burkinabè s’accapare des deniers publics pour se construire des villas et s’acheter des voitures. Pour lui, à ce jour, l’illustration parfaite et la palme d’or des grèves, revient à la coordination des syndicats du ministère de l’économie et des finances.

Secteur stratégique du développement du Burkina, ce ministère fait face, depuis des mois, à des syndicalistes qui ont décidé, en connaissance de cause, de s’opposer au processus de réforme envisagé par ce ministère. Selon toujours le président du comité, les pertes liées à ces grèves à répétition de la coordination des syndicats du MINEFID sont énormes et le désagrément occasionné par l’instabilité au niveau des services financiers est considérable pour les usagers notamment dans le secteur privé où les acteurs assistent impuissamment au blocage de leurs marchandises en douane, au non-paiement de leurs chèques, etc.

Pour le comité, l’objectif de ces conférences débats, c’est de sensibiliser l’opinion publique sur les méfaits de ces multiples grèves. Le comité a déjà sillonné les régions des Hauts-Bassins, des Cascades, du Sud-ouest,  la Boucle du Mouhoun et le Centre-ouest.

Michel YAMEOGO

Pour Burkina24

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Rédaction B24

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