Cheriff Adams Sawadogo, héros burkinabè

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« Je préfère qu’on m’appelle Cheriff Adams Sawadogo,  le Burkinabè » au lieu de « Gassama national ». C’est le commentaire fait par celui qui depuis le vendredi 3 août 2018 est devenu un héros salué par les Burkinabè pour avoir sauvé une dame de la noyade. Celle-ci  avait perdu le contrôle de sa voiture. Adulé sur les réseaux sociaux, contacté par la presse nationale et ovationné par des autorités politiques, Cheriff Adams Sawadogo s’est confié à Burkina 24.

Le vendredi 3 août restera gravé dans la mémoire collective des Burkinabè. Alors que, Cheriff Adams Sawadogo, Préfet de Niabouri dans le département de la Sissili, allait au ministère de l’administration territoriale pour des raisons administratives, rien ne présageait qu’il vivrait une situation qui fera de lui un héros adulé.

Les faits racontés par le héros, Cheriff Adams Sawadogo : « Le vendredi 3 août aux environs de 9 h, je quittais ma maison à Tanghin et je partais au Ministère de l’administration territoriale. Un ami m’avait remorqué. Devant nous, j’ai vu une voiture se diriger dans l’eau (dans le barrage de Tanghin). Les gens ont commencé à crier ‘’au secours, au secours’’.

Le héros n’a pas hésité à voler au secours de la conductrice coincée dans son véhicule © Alino Faso

J’ai sauté de la moto et plongé dans l’eau. C’est dans l’eau que j’ai su que c’est une dame qui était dans la voiture. Les quatre portières étaient condamnées. Je suis passé au côté passager, j’ai tapé la vitre, la dame est passée par derrière et je l’ai sorti de l’eau ».

De l’avènement du drame, selon les mots du Préfet de Niabouri, la conductrice, arrivée au feu tricolore de Tanghin, a perdu le contrôle de son véhicule. « Les freins ne donnaient pas. Elle a même utilisé le frein à main qui ne donnait pas », ajoute M. Sawadogo. Et « pour ne pas écraser les gens qui étaient devant elle, elle a préféré se jeter dans l’eau », explique-t-il.

Dans la foulée de son action salvatrice, les réseaux sociaux se sont emballés. Un héros est né. Encensé par tous, il est reçu par l’édile de la commune de Ouagadougou, Armand Béouindé, qui lui a réitéré ses remerciements pour avoir sauvé la vie de la conductrice. Par appels téléphoniques, des autorités administratives suivront, de même que des Burkinabè vivant à l’extérieur.

Mais trois jours après l’évènement, Cheriff Adams Sawadogo reste droit dans ses principes. Si c’était à refaire, il n’hésiterait pas. « C’est un sentiment de joie et de ferté qui m’anime jusqu’à présent (…). Sauver une vie ce n’est pas facile. C’est un risque aussi que j’ai pris », commente le héros.

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

There are 1 comments

  1. Bravo Mr sawodogo.
    Oui des gens criait et personne n’a osé secourir cette dame;c’est ce genre de courage que nous devons tous avoir.
    Bravoooooooooooooooooooooooooh.

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Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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