139e Assemblée de l’UIP: Plaidoyer pour l’implication des parlementaires dans la lutte contre l’insécurité

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Les députés burkinabè membres de l’Union interparlementaire (UIP) avec à leur tête le Président Alassane Bala Sakandé ont pris part du 14 au 18 octobre 2018 à la 139ème Assemblée de l’Union interparlementaire à Genève en Suisse. Au-delà du caractère statutaire de la rencontre, le Burkina Faso a saisi l’occasion pour plaider  pour une implication de l’UIP dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.

« Le rôle primordial des parlements dans la promotion de la paix et du développement à l’ère de l’innovation et du changement technologique », tel est le thème de la 139ème Assemblée de l’Union interparlementaire (UIP) qui s’est tenue au siège de ladite institution à Genève en Suisse.

Sur ce sujet, le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, dans son intervention le lundi 15 octobre 2018, à la tribune de l’instance parlementaire mondiale, a décliné la vision du Burkina Faso. S’appuyant que le thème du conclave, il a surtout dénoncé l’usage dévoyé des technologies qui sème d’une part la guerre et la désolation et plombe le développement dans plusieurs régions du monde, d’autre part.

 « Le premier écueil de l’ère technologique est bien évidemment la fracture ou facture numérique qui sépare chaque jour un peu plus les info-pauvres des info-riches. Par ironie du sort, et paradoxalement, le deuxième écueil se trouve être le libre et l’égal accès des forces du bien et celles du mal aux outils technologiques.

En effet, autant les hommes épris d’humanisme y trouvent des moyens d’apprendre à lier le bois au bois, autant des groupes non étatiques y trouvent leur compte pour fabriquer des engins explosifs artisanaux qui sèment la mort et la désolation dans le Sahel, au Nigéria, en Syrie, en Irak et ailleurs dans le monde », a analysé Alassane Bala Sakandé. 

Pour lui, dans ce contexte trouble, le parlementaire a un double rôle à jouer, d’abord en tant qu’utilisateur des technologies et ensuite en tant que législateur pour en encadrer l’usage. « La promotion de la paix et du développement dans un tel contexte pose nécessairement la double problématique de l’utilisation des opportunités offertes par les technologies nouvelles et la nécessité d’édicter les principes éthiques qui doivent les encadrer », a appelé le Chef du parlement burkinabè.

Ainsi que l’autorise le règlement de l’UIP, le Burkina Faso a soumis aux parlementaires de l’Union un point d’urgence sur la lutte contre le terrorisme au Sahel dans le cadre du G5 Sahel. Selon le règlement de l’UIP, « le point d’urgence est un sujet non inscrit à l’ordre du jour de la session, mais que tout pays membre peut soumettre s’il juge urgent. Et si l’Assemblée à l’issue d’un vote l’adopte, ledit point fait l’objet d’une résolution ».

Au terme du vote bien, le point d’urgence inscrit par le Burkina a eu la majorité qualifiée, et les parlementaires s’en sont félicités. L’inscription de ce point a permis au Burkina Faso d’intervenir deux fois à la tribune de l’UIP, pour sensibiliser la communauté internationale sur la problématique de l’insécurité au Sahel.

Pour le président Sakandé, « dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, le Burkina Faso peut être aujourd’hui considéré comme une digue. Si cette digue cède, c’est toute la région jusqu’aux côtes qui sera envahie ». Ainsi, la 139ème session de l’UIP s’est terminée sur une note de satisfaction des participants et d’engagement  à poursuivre la lutte contre la menace terroriste au Sahel.

Direction des médias de l’Assemblée nationale

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Rédaction B24

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