Burkina Faso : Le SYNTSHA veut s’ériger en une fédération syndicale

Le 14e congrès ordinaire du Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) s’est terminé ce samedi 18 décembre 2021. Il a été question pour les congressistes de repenser l’organisation structurelle de leur syndicat dont ils ont émis le souhait de l’ériger en une fédération. Ce congrès a permis également de renouveler les instances dirigeantes du syndicat. 

La suite après cette publicité

Cette transformation du syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) en fédération, selon son nouveau secrétaire général, Dr Bernard Sanon, s’explique par la taille des ressources humaines au niveau de leur secteur et de la complexité des difficultés.

Dr Bernard Sanon, nouveau secrétaire général du SYNTSHA

« Il était important que le syndicat aille à une fédération. Concrètement, il s’agit à l’intérieur du syndicat qu’il y ait des groupes de syndicats professionnels qui se retrouvent toujours à l’intérieur du syndicat. Et qui vont constituer une fédération », a-t-il précisé.

Concernant le dialogue entamé avec le gouvernement et terminé en queue de poisson, Dr  Bernard Sanon a révélé que le gouvernement s’est servi de la pandémie pour se soustraire des échanges. «  C’est pendant la période de Covid-19, pendant qu’il y avait encore la psychose au sein de la population et qu’il était difficile pour le syndicat de lancer le mot d’ordre que le gouvernement a choisi remettre en  cause tout ce qui avait été comme acquis », a-t-il déclaré.

Parmi les acquis remis en cause par le gouvernement, il a cité, entre autres, le statut particulier dont il a soutenu que les négociations étaient bien avancées sur ce  point, mais que dommage le Covid-19 s’est invité et les négociations ont été suspendues. Le Syndicat accuse de ce fait, le gouvernement d’avoir pris des décisions unilatérales sur le dudit statut particulier.

« Un chronogramme avait été adopté avec le gouvernement pour la mise en œuvre du protocole d’accord. Le Covid-19 est intervenu et  avec l’insécurité, le gouvernement a rompu le dialogue purement et simplement en ne mettant pas en œuvre les recommandations », a-t-il ajouté.

Présent à cette cérémonie de clôture du 14e congrès ordinaire du SYNTSHA, Pr Charlemagne Ouédraogo, ministre en charge de la santé s’est dit ouvert pour la poursuite des discussions. Du côté des syndicalistes, ils se disent prêts pour la reprise du dialogue mais ils interpellent à ce que les résolutions assorties des échanges soient mises en application.

Pr Charlemagne Ouédraogo, dans son allocution, a évoqué le cas des populations déplacées internes qui font face à des multiples difficultés sanitaires et sociales. À cet effet, le ministre en charge de la santé a rappelé au SYNTSHA que leur combat est aussi le sien. Il a également appelé le syndicat à se tenir aux côtés du ministère pour une synergie d’actions afin de relever les défis.

« Je salue les efforts que les travailleurs font. En particulier, l’ensemble des agents de santé qui travaillent  dans les zones à haut défi sécuritaire qui, au péril de leur vie sont à leurs postes, acceptent de s’engager comme les sapeurs-pompiers, acceptent de s’engager comme les VDP qui risquent leur vie en nous protégeant », a-t-il conclu tout marquant sa disponibilité à poursuivre le dialogue avec l’un des syndicats les plus puissants du Burkina Faso.

Willy SAGBE

Burkina 24

Écouter l’article
publicite


publicite

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page