Arrondissement 10 de Ouaga : Le déclassement d’une réserve fait des gorges chaudes à la Cité An 4 B

Lors d’une session tenue fin mai 2021, le conseil municipal de l’arrondissement 10 de Ouagadougou a procédé au déclassement d’environ sept réserves de l’arrondissement parmi lesquelles la réserve de la Cité An 4 B. Le moins que l’on puisse dire c’est que cette décision n’a pas rencontré l’assentiment des résidants et riverains de la Cité An 4 B. Le dimanche 6 février 2022, l’amicale des résidants an 4 B ont exprimé leur mécontentement au détour d’une conférence de presse et demandé que la réserve querellée soit restituée à la communauté.

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Le terrain devenu objet de litige est un terrain estimé à 2000 m² et faisait office de réserve pour la Cité An 4 B. C’est sur ce terrain que les résidants de ladite Cité organisaient leurs activités socio-culturelles et autres manifestations religieuses.

Eh bien, désormais cette réserve appartient à un particulier. Ainsi en a décidé l’ex conseil municipal de l’arrondissement 10 de Ouagadougou conduit par Jérémie Sawadogo. Ce déclassement est intervenu suite à une session du conseil municipal fin mai 2021 et le terrain attribué à un particulier pour la construction, dit-on d’un centre de formation.

Un aperçu du bureau de l’amicale des résidents de la Cité An 4 B avec le président au milieu (chemise blanche)

Non contents de cette décision, les résidants de la Cité An 4 B par l’entremise de l’amicale des résidants de la Cité a adressé des correspondances aux autorités compétentes pour obtenir l’annulation du déclassement de la réserve. Mais rien n’y fit et l’attributaire du terrain commence ses travaux de construction. Impuissant, l’amicale des résidents de la Cité sollicite la médiation de la gendarmerie de Nongremasson pour l’arrêt des travaux.

Grâce à cette médiation, un consensus a été trouvé et l’attributaire du terrain a été sommé d’arrêter les travaux en attendant le dénouement des mesures de recours introduit par l’amicale des résidents de la Cité.

« Force est de constater que Monsieur Ouattara a repris les travaux sans aviser ni la gendarmerie, ni les résidants de la Cité An 4 B », vocifère le président de l’amicale des résidents de la Cité an 4 B, Constant Gouba. 

Selon un ex conseiller de l’arrondissement qui a siégé lors de la session qui a déclassé les réserves, Serge Gouba, le procès-verbal de délibération de la session ayant acté le déclassement de la réserve est faux. Selon ce dernier, certains conseillers ont voté contre le déclassement de la réserve, alors que le procès-verbal de délibération indique que les conseillers à l’unanimité ont voté pour.

L’ex conseiller Serge Gouba

« Quand le maire a présenté le projet de délibération, il y avait 7 réserves pour une seule délibération. Les conseillers ont dit que 7 réserves dans une seule délibération, c’est trop. Ils ont proposé de faire une délibération par réserve. Parce qu’on peut être pour que l’on déclasse une réserve pour tel projet et être contre pour tel autre. Mais le maire a refusé soi-disant que le dossier a été reçu du ministère des finances et donc cumulé comme ça pour faire une seule délibération et qu’il n’y avait pas lieu de les scinder », explique, l’ex conseiller Serge Gouba.

Cette réserve faisait officie d’espace de loisir pour les résidents de la Cité

La suite, l’affaire est mise au vote et la majorité a voté pour le déclassement. Mais à la Cité An 4, cette décision n’est pas acceptée et l’amicale des résidents clame la restitution de la réserve qui leur est chère.

« Nous appelons les autorités à se pencher sur cette affaire pour que le déclassement de la réserve soit annulé et que le terrain soit restitué à la communauté pour ses différentes activités », conclut Constant Gouba

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