« L’histoire du terrorisme n’est pas l’affaire d’une seule personne » (Yvette Bélem)

Le Caucus des femmes en blanc de l’observatoire national indépendant pour une transition réussie (ONI-TR) a eu une audience avec le ministre de la solidarité nationale et de l’action humanitaire ce mardi 14 juin 2022 à Ouagadougou. Ces dernières sont venues exposer leurs concepts pour la paix au Burkina.  

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« La solidarité nationale pour un meilleur vivre au Burkina’’, ‘’Osez pardonner pour l’union de la nation’’, ce sont ces deux concepts que le Caucus ‘’les femmes en blanc de l’observatoire national indépendant pour une transition réussie », est venu expliquer au ministre de la solidarité nationale et de l’action humanitaire, Lazare Zoungrana afin qu’il adhère à leur concept pour qu’ensemble, ils puissent travailler pour la paix au Burkina. 

Yvette Bélem, la présidente de l’association, affirme qu’en ce qui concerne « La solidarité nationale pour un meilleur vivre au Burkina », elles organiseront des sensibilisations au plan national pour inviter les uns et les autres sur toute l’échelle nationale à adopter de meilleurs comportements, à utiliser un meilleur mécanisme de vie pour aller de l’avant.

« Nous allons consigner les bonnes pratiques et nous allons vulgariser ces bonnes pratiques dans différentes langues parlées au niveau du Burkina Faso, pour inviter toutes les populations que l’histoire du terrorisme n’est pas l’affaire d’une seule personne », explique-t-elle. 

Elle ajoute que chacun peut contribuer à faire reculer le terrorisme car pour elle le vrai Burkinabè est celui qui pardonne, qui laisse la haine derrière. « Osez pardonner, c’est le pardon, si vous ne pardonnez pas, vous ne pouvez pas être solidaires », dit-elle.

L’adhésion du ministre en charge de la solidarité aux concepts

Le ministre de la solidarité nationale et de l’action humanitaire Lazare Zoungrana affirme qu’en tant que ministre, il appartient à toutes les structures. 

« Toutes les structures sérieuses qui veulent porter leur pierre pour la construction de la solidarité au niveau national font partie des structures que le ministre peut dire d’être membres de ce qui va être fait. Mais le ministère de la solidarité nationale a beaucoup de perspectives. Nous avons vu que nos perspectives sont les mêmes que ce groupe. Dans les moments à venir, nous allons cheminer ensemble. Nous allons organiser les activités surtout de sensibilisation », confie t-il. Le ministre ajoute que la solidarité ne doit plus être perçue comme étant une solidarité classique.

« Quand nous sommes  dans une situation de crise, nous devons aller en profondeur dans la compréhension de la solidarité et faire en sorte que partout où les gens n’ont pas l’information, une bonne lecture de la solidarité que nous puissions leur transmettre le message.

Les activités de sensibilisations vont suivre, pour permettre à tout un chacun de véhiculer des messages qui sont en lien avec les valeurs de la transition mais également en lien avec notre contexte actuel ou par moment les gens mettent le moi en avant que le collectif au-devant », affirme-t-il.

Paul Kagamé, modèle de tout Africain 

Lazare Zoungrana laisse entendre que « l’exemple du pays de Paul Kagamé est une leçon que tout Africain doit prendre en compte« . Car dit-il, « quand on part jusqu’au fond d’une crise, ce qui reste c’est de reconstruire les choses de façon positive. Je pense que c’est ce qui est en train de se faire au Burkina. La crise, elle est très profonde, c’est ensemble que nous pouvons sortir de cette crise et à tirer les bonnes leçons, pour bâtir un meilleur Burkina » .

Il faut noter que le Caucus féminin est une composante de l’Observatoire National indépendant pour une transition Réussie (ONI-TR). Ces membres militent aussi à travers « Femmes en blanc pour le retour des enfants à la maison ». Le Caucus a aussi fait un plaidoyer pour la recherche de la parité à travers un autre mouvement dénommé « Femmes debout pour la parité ».

Saly OUATTARA

Burkina24 

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