Foncier au Burkina : Les acteurs en concertation pour proposer un plan pour les 10 ans à venir des directives volontaires

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Un Dialogue national sur l’utilisation des directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale au Burkina Faso s’est tenu ce jeudi 16 juin 2022 à Ouagadougou. Il s’agissait de faire le bilan et de proposer des perspectives pour les 10 ans des directives volontaires. 

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L’adoption des Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale (VGGT) par le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) en mai 2012, a été une marque historique de la politique de développement international en lien avec la gouvernance foncière.

Pour célébrer la décennie de l’adoption des VGGT, l’Initiative VGGT+10, supportée par la FAO, ILC, la plate forme multi acteur sur le foncier (PMAF), WHH et la GIZ, a été lancée pour faire le point et évaluer les directives volontaires mises en œuvre par les gouvernements.

Dialogue national sur l’utilisation des directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire national au Burkina Faso

Du 14 au 16 juin 2022 à Ouagadougou s’est tenu l’atelier de formation et dialogue national sur l’utilisation des directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire national au Burkina Faso. 

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Cette rencontre a permis aux membres de la plateforme multi-acteurs, aux représentants des OSC, du gouvernement ainsi que des chefs traditionnels de contribuer à l’analyse de la mise en œuvre des directives volontaires au Burkina Faso.

L’objectif général de cette rencontre visait à renforcer les capacités des acteurs nationaux sur l’utilisation des directives volontaires au Burkina Faso, d’instaurer un dialogue national autour de ces directives et d’élaborer un plan d’action pour l’amélioration de la gouvernance des terres, des pêches et des forêts.

Ibrahim Ouédraogo, représentant du Représentant de la FAO au Burkina Faso, a rappelé que l’adoption des directives volontaires était une réalisation historique.

…un long processus de négociations inclusif avec des organisations internationales…

« Il s’agit du premier accord mondial sur la gouvernance foncière et la gestion des ressources naturelles. Elles (Directives volontaires) ont été approuvées par le Comité de la Sécurité Alimentaire Mondiale des Nations Unies en mai 2012, suite à un long processus de négociations inclusif avec des organisations internationales, régionales et nationales, ainsi que des acteurs étatiques et non étatiques, y compris les organisations paysannes et les organisations de femmes », a-t-il relevé.

Il a ajouté que les directives volontaires ont pour objectif de promouvoir la gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts, en prenant en compte toutes les formes de régimes fonciers du public, des privés, des communautaires, des autochtones, des coutumiers et des informels.

Dialogue national sur l’utilisation des directives volontaires

Ibrahim Ouédraogo a souligné que la FAO soutient le Burkina Faso avec d’autres partenaires en matière de gouvernance foncière.

Le représentant du ministre en charge de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques, Savadogo Boukary, a précisé que cette rencontre vise à renforcer les capacités des acteurs nationaux sur l’utilisation des Directives Volontaires au Burkina Faso, d’instaurer un dialogue national autour de ces directives et d’élaborer un plan d‘action pour l’amélioration de la gouvernance des terres des pêches et des forêts.

Egalement, il a noté que l’existence des résultats tangibles. Il s’agit, entre autres,  sur le plan juridique, institutionnel et le sur le plan de renforcement des capacités des compétences des acteurs.

Le gouvernement et ses partenaires ont fait beaucoup d’efforts mais…

Issoufou Porgo, secrétaire permanent de la Confédération Paysanne du Faso (CPF), a fait savoir que dans la mise en œuvre il y a beaucoup d’efforts à faire à savoir la mise en place des institutions chargées de gérer le régime foncier.

« Le gouvernement et ses partenaires ont fait beaucoup d’efforts mais on constate toujours que dans beaucoup de nos collectivité locales, il manque encore des institutions pour pouvoir traduire dans les réalités la mise en œuvre textes que le Burkina Faso a adoptés et qui prend en compte les principales grandes lignes des directives volontaires », a-t-il expliqué.

En rappel, au Burkina Faso l’accès aux ressources naturelles particulièrement par les couches vulnérables est une problématique marquée par des défis liés aux us et coutumes. Et les directives volontaires visent à favoriser l’accès équitables aux ressources naturelles.

Jules César KABORE

Burkina 24

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