Réconciliation nationale : « Mettons l’accent sur le pardon, plutôt que de rester scotchés à l’introuvable justice » (ONI-TR)

L’observatoire National Indépendant pour une Transition Réussie (ONI-TR) propose la primauté de la voix du pardon dans le processus de réconciliation au Burkina Faso. Le collectif était  face à la presse, ce samedi 02 juillet 2022 à Ouagadougou.

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La question de la réconciliation nationale et l’arrivée du médiateur de la CEDEAO au Burkina Faso ont été au cœur de la conférence de presse tenue par l’ONI-TR ce samedi 02 juillet 2022 à Ouagadougou.

L’ONI-TR salue les actions du président de la transition dans la quette de la réconciliation. Cette question est posée comme condition sine qua non de la victoire sur le terrorisme, selon l’ONI-TR. La question de la réconciliation abordée sous le double angle de la solidarité nationale et de la réconciliation nationale a connu de grandes avancées au cours du mois, « à travers les actes forts suivants : La rencontre de haut niveau entre le Président du Faso et les anciens présidents JBO et RMCK, la rencontre JBO et BC à Abidjan, la mise en œuvre du dialogue au niveau local.

Le Caucus Féminin de l’ONI-TR et CAP-BN ont accueilli la rencontre du 21 juin dernier entre le Président DAMIBA et ses prédécesseurs Jean-Baptiste OUEDRADGO et Roch KABORE », a laissé entendre Mohamed Ilboudo, le porte-parole du jour du collectif.

« Oui osons pardonner pour l’unité de notre Nation »

Sur le mécanisme de la réconciliation, le collectif dit « femmes en blanc pour le retour des enfants à la maison », préfère la voix du pardon afin de réconcilier les Burkinabè. « L’ONI-TR avait déjà félicité le Président du Faso pour avoir proposé aux Burkinabè de changer d’approche sur cette question de réconciliation en mettant l’accent sur le PARDON, plutôt que de rester scotchés à l’introuvable justice. 

L’erreur est humaine, dit-on ; persister dans l’erreur est diabolique. Pourquoi continuer sur la voie sans issue de VERITE-JUSTICE-RECONCILIATION alors que notre pays est en train de disparaitre sous nos yeux du fait entre autres de la division irraisonnée de ses fils ?

Il faut se pardonner, taire nos rancœurs, dépasser nos égos, avoir l’humilité de reconnaître que nul n’est totalement blanc et que nul n’est aussi coupable à lui tout seul ! Que celui qui n’a jamais fauté lève le premier la main, dit l’adage, par ailleurs quel sacrifice est-il impossible de faire pour sauver une nation ? Oui, osons pardonner pour l’unité de notre Nation », a détaillé le porte-parole de l’ONI-TR.

La libération de tous les condamnés pour des délits à caractères politiques

Et le Burkina Faso ne sera le premier à expérimenter cette méthode de pardon. « Des exemples à travers le monde montrent à souhait que des peuples ont opté avec succès de passer la case JUSTICE pour aller directement au PARDON et sont actuellement en paix malgré des milliers voire des millions de morts. On peut citer l’Algérie avec les deux millions de morts des GIA ; le Nigéria avec les deux millions de morts de la guerre du Biafra ; la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, etc. », a-t-il cité.

Le collectif propose au compte de la réconciliation nationale :  L’arrêt de tous les procès à caractère politique, l’arrêt de l’exécution de toutes les peines à caractère politiques dont la libération de tous condamnés pour les délits à caractères politiques, donc la libération de tous les condamnés pour des délits à caractères politiques ;

Le retour de tous les exilés politiques depuis 1960 au nombre desquels le président Blaise Compaoré ; Le vote par l’ALT d’une loi d’amnistie, la tenue dans un délai n’excédant pas deux mois des Assises nationales sur la réconciliation nationale ; l’adoption d’un calendrier électoral consensuel.

Akim KY 

Burkina 24 

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