Santé de la femme : Des jeunes filles musulmanes communiquent pour briser les tabous

Les jeunes filles de l’Association des Élèves et Étudiants Musulmans du Burkina (AEEMB) ont initié dans la matinée du dimanche 03 juillet 2022, une journée dénommée <<journée de la santé féminine>>. <<Santé de la femme : comment lever le tabou associé à certaines pathologies>> était le thème choisi pour meubler les échanges de cette journée. 

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Dans l’objectif d’aider les jeunes filles et les femmes à parler aisément de leur santé intime, les jeunes filles de l’AEEMB, par ailleurs, étudiantes en médecine ont initié une journée d’échanges sur la santé de la femme.

Djemilatou Soré, secrétaire aux affaires féminines de la section AEEMB a laissé entendre que cette journée répondait à un besoin, et plusieurs communications seront faites pour lever le tabou sur certaines pathologies.

« C’est de très belles initiatives »

<<Nous avons initié cette activité pour répondre à un besoin. Il s’agit du besoin de santé de la femme. Nous avons remarqué beaucoup de problèmes liés à cela et souvent cachés, comme les règles douloureuses. Également nous avons remarqué une sous-information sur la contraception. Notre milieu ne connait pas les enjeux alors plus de détails seront donnés. Il y a aussi le cancer du sein qui est un vrai fléau actuellement au Burkina Faso. Nous nous engageons à lutter contre cela.

Depuis des années il y a eu des silences liés à la santé de la femme. Le moment est venu de quitter ce cadre là et de dire les choses telles qu’elles sont. C’est aussi l’occasion pour nous d’inviter toutes les femmes a s’intéresser à la santé féminine et à aller à l’hôpital>>, renseigne t-elle.

Soré Djemilatou, secrétaire aux affaires féminines de la section AEEMB

Pr Ag Nayi Zongo, président de la ligue burkinabè contre le cancer du sein, et par ailleurs patron de la cérémonie n’a pas manqué de démontrer sa satisfaction face à l’initiative de ces jeunes.

<<C’est de très belles initiatives parce qu’on retrouve des jeunes étudiantes en médecine qui s’engagent déjà à être de très bon médecins, qui s’engagent à travailler en groupes et surtout qui s’engagent à rendre service à la communauté burkinabè à travers leurs associations. 

C’est sûr que ces médecins seront de bons médecins de façon pratique et également de bons citoyens parce qu’ils seront des citoyens qui sauront rendre service aux concitoyens>>.

« Le cancer du col de l’utérus est un cancer qu’on peut complètement éliminer »

Pr Nayi Zongo, lors de son allocution a indiqué que l’essentiel sur les cancers ce n’est pas tant de les diagnostiquer et de les traiter, mais c’est surtout de lutter pour les prévenir et lutter pour que les femmes viennent tôt en consultation.

<<Pour les cancers je peux dire qu’il n’y a que ce genre de manière de faire qui peuvent contrer le cancer du col de l’utérus. Le cancer du col de l’utérus est un cancer qu’on peut complètement éliminer par la communication et par les campagnes de dépistages.

Selon l’organisation Mondiale de la Santé, si nous réussissons à faire de telle sorte, par la communication, par l’engagement de nos autorités politiques que toutes les jeunes filles soient vaccinées avant leur 15e anniversaire, que toutes les femmes bénéficient d’un dépistage des lésions pré cancéreuses, avant leur 55 ans.

Et que plus de 90% de femmes qui seront diagnostiquées pour un cancer du col de l’utérus soient traitées de façon efficace, alors on va aboutir à une incidence des cancers du col de l’utérus qui sera inférieure à 4/1000 et c’est l’équivalent de l’élimination de la maladie et cela ne peut pas se faire sans la communication>>, a terminé le patron de la cérémonie.

Flora KARAMBIRI

Burkina 24

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