2e édition des Ambassadeurs de paix Awards : 14 acteurs de la paix magnifiés

La 2e édition des Ambassadeurs de paix Awards (APA) organisée par le Mouvement pour la culture de la paix et l’amour de la patrie (MPAP) s’est tenue ce vendredi 8 juillet 2022 à Ouagadougou. Il s’agissait de récompenser des personnalités qui se sont illustrées positivement dans la recherche de la paix au Burkina Faso. 

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Pour la deuxième fois consécutive le Mouvement pour la culture de la paix et l’amour de la patrie (MPAP) a organisé la cérémonie de récompense des Ambassadeurs de paix awards (APA). Le Président national du MPAP, Samuel Kalkoumdo, a fait savoir que cette cérémonie s’inscrit dans le but de stimuler ceux qui font de bonnes actions dans le cadre de la recherche de la paix au Burkina Faso.

« Les hommes et les femmes qui œuvrent dans l’ombre, loin des projecteurs pour la stabilité de ce pays, pour la paix, la cohésion sociale et la réconciliation nationale sans que les gens ne sachent. Nous devons les dénicher pour les encourager, ce qui va stimuler d’autres Burkinabè », a-t-il souligné.

Pour cette année 14 lauréats ont été primés à savoir 12 personnes qui ont reçu des trophées et deux autres des attestations de reconnaissance. Le trophée APA du patriotisme est revenu Kotim Ouédraogo, enseignante à Robolo B dans le Loroum.

Samuel Kalkoumdo a expliqué que cette enseignante malgré que les élèves qui étaient devenus des déplacés internes, elle a poursuivi les enfants dans la ville et à continuer l’encadrement jusqu’à faire 100% à l’examen. « En lui donnant le trophée de patriotisme, c’est pour encourager les autres à faire comme elle», a-t-il lancé.

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En outre, le thème de la 2e édition était « Quel plaidoyer pour la réinsertion sociale et éducative des enfants déplacés internes ? Le rôle des pouvoirs publics, des organisations de la société civile et des organismes de défense des droits de l’enfant ».

Le Président national du MPAP a laissé entendre qu’un panel a été organisé sur le thème afin de formuler un plaidoyer pour la réinsertion sociale et éducative des enfants déplacés internes.

« Si nous ne faisons rien, dans 10 ans, même si le terrorisme finit, il y aura pire que le terrorisme parce que les enfants n’ont rien appris. Quand on dit que l’enfant est l’avenir de la nation, il faut qu’il soit dans de bonne condition », a-t-il lancé.

El hadj Hamidou Baguian le grand prix des Ambassadeurs de paix awards 2022

Toutefois, le grand prix des Ambassadeurs de paix awards 2022 est revenu à El hadj Hamidou Baguian pour avoir transformé sa maison en un centre d’accueil des déplacés internes.

« La joie qui m’anime est forte. Ce que je faisais dans mon coin, je n’avais jamais imaginé que des gens m’observaient. Je suis vraiment très content. Je voudrais encourager tous ceux qui sont dans humanitaire de persévérer. Il y a environ 16 mois que j’ai accueilli plus d’une centaine de déplacés internes dans ma maison. Vraiment ce trophée me galvanise d’avantage », a-t-il relevé.

Ousmane Dicko, Emir du Liptako Gourma, était le parrain de cette édition, il a salué l’initiative de l’organisation des APA.

Il faut absolument lutter contre les causes plutôt que les conséquences.

« Nous devons tous espérer à la paix. Vous voyez ce que notre pays est devenu depuis quelques années. Des attaques à ne pas finir. 2 millions de déplacés dont les 2/3 sont des enfants, des écoles fermées, des centres de santé fermés, à ce rythme, où est-ce que nous allons ?

Il faut donner la chance à la réconciliation. Tous les Burkinabè doivent se tenir débout pour nous sortir de ce problème. Il n’y a pas que les forces de défense et de sécurité. Il faut absolument lutter contre les causes plutôt que les conséquences. Il y a quelques années on traitait de terroristes les Arabes, un peu plus tard ce fut les Touaregs, maintenant, on indexe une autre ethnie, demain ça sera qui ?

Tant que nous ne traiterons pas les causes on va toujours continuer dans ce sens. Je ne voudrais pas deviner ce qui va nous arriver si nous n’arrêtons pas là les conflits. Ce sont les conflits qui feront qu’on s’arrête nous-mêmes », a-t-il déclaré. Pour sa bravoure et sa combativité, El Hadj Yoro a reçu le trophée d’hommage à titre posthume. 

Jules César KABORE

Burkina 24

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