Les acteurs de l’exploitation minière artisanale réfléchissent sur la question sécuritaire

La première édition de la journée de l’artisan minier a ouvert ses portes, ce jeudi 14 juillet 2022 à Ouagadougou. Pendant deux jours, les acteurs du secteur minier vont réfléchir sur la question sécuritaire de l’exploitation minière artisanale et semi-mécanisée.    

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« L’exploitation artisanale de l’or dans un contexte sécuritaire difficile : défis et perspectives », c’est sous cette thématique que se tient, la première édition de la journée de l’artisan minier (JAM). 

Elle vise entre autres à faire l’état des lieux de l’organisation du sous-secteur de l’artisanat minier, de la situation sécuritaire sur les sites miniers artisanaux, à promouvoir les bonnes pratiques  et la modernisation du sous-secteur des exploitations artisanales et semi-mécanisées des substances de mines. 

Pour Jean Alphonse Somé, le ministre des mines et des carrières, le programme des nations unies pour le développement (PNUD) estimait en 2011 à 1.3 millions, le nombre de personnes directement liées à l’orpaillage au Burkina Faso, soit 7 %  de la population ainsi que l’étude sur la cartographie des sites d’orpaillage réalisée en 2018 par l’agence nationale d’encadrement des exploitations minières et semi-mécanisées (ANEEMAS), en collaboration avec BUMIGEB qui dénombrait sur l’ensemble du territoire national 800 sites dont 600 actifs. 

Pour lui, ces chiffres montrent la place qu’occupe l’exploitation minière artisanale dans la société burkinabè. Ce qui nécessite un cadre d’échange entre les acteurs intervenant dans l’artisanat minier. Ils les invitent donc à travers ces journées d’échanges, de rechercher et de proposer des solutions pour éviter que les sites aurifères artisanaux ne servent de refuge et de source de financement des groupes terroristes.

« Durant ces 48 heures de la JAM, vous serez amenés à faire un état des lieux de l’artisanat minier, de la situation sécuritaire sur les sites miniers artisanaux, échanger sur les réformes nécessaires pour une exploitation minière responsable et profitable à tous », dit-il. 

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Mahamoudou Koama, le représentant des artisans miniers renchérit  que le thème de la JAM traduit la volonté du gouvernement de trouver des solutions pour une meilleure réorganisation et une sécurisation des sites aurifères.

« En vous associant à l’organisation de cette journée, vous démontrez une fois de plus la démarche inclusive que vous avez toujours adoptée dans le cadre des reformes entreprises dans ce secteur », dit-il.

Il faut noter que la journée de l’artisan minier a débuté ce jeudi 14 juillet 2022 et prendra fin ce vendredi 15 juillet 2022. Pendant ces deux jours, les participants vont échanger à travers des panels et de communication sur la thématique et faire des expositions.

Saly OUATTARA

Burkina24 

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