Ciné Droit Libre : Le film « Watba » lance le clap du festival

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La 16ème édition du festival de films Ciné- Droit Libre (CDL) a officiellement démarré avec le film Watba de Gideon Vink le jeudi 10 novembre 2022 à Bobo-Dioulasso. Ce film inspiré d’une une pièce de théâtre magnifie la résilience des déplacés internes du Burkina.

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La ville de Bobo-Dioulasso a accueilli la 16ème édition du festival de film Ciné-Droit – Livre du 7 au 12 novembre 2022. Entre séances de projections de vidéos, panels et formations artistiques, les participants majoritairement jeunes ont pris d’assaut les différentes tribunes d’échanges sur les droits humains et des initiatives de résilience pour un Burkina meilleur.

Changement de paradigme

Après la caserne de l’ENSOG, les universités Aube Nouvelle et de Nasso, l’Association Semfilms a officiellement lancé son festival Ciné Droit Libre le jeudi 10 novembre 2022 dans la salle Casimir Koné de la RTB 2 de Bobo-Dioulasso. Cette cérémonie a fait la part belle au film « Watba » de Gideon Vink. 

Inspiré d’une pièce théâtrale, le réalisateur tout en donnant un aperçu des difficultés rencontrées par les victimes du terrorisme magnifie surtout la résilience des Personnes déplacées internes qui essaient tant bien que mal de surmonter la « barbarie » qui les a éloignés de leurs villages. 

A travers le théâtre, ces Burkinabè guéris par l’art de la scène réaffirment leur appartenance à la nation et brisent les stéréotypes de tout genre. Commençant par l’appellation péjorative « Zoétba » qu’ils bannissent pour revendiquer plutôt celle de « Watba ». Ces deux termes en langue mooré signifient « fuyards » pour le premier et « Arrivants » pour le second. Un esprit de résilience qui épouse bien le thème du festival décentralisé « Quel avenir pour nos enfants ? ».

Cette edition decentralisée a reussi le paris de l'inclusion des differentes couches sociales

Eviter l’apologie de la peur

Selon le coordonnateur des programmes de l’Association Semfilms Jean Sylvanus Ouali qui a représenté le réalisateur Gédéon Vink, « l’idée de ce narratif, c’est d’aborder la question du terrorisme sans pour autant verser dans l’apologie de la peur. Et éviter ainsi d’ajouter la misère à la misère ». Mais toujours est-il que « ce sont les déplacés eux-mêmes qui ont voulu raconter leurs histoires ». Au-delà des écrans, elles étaient aussi représentées à cette cérémonie.

Le coordonnateur de CDL Abdoulaye Diallo s’est penché sur la stratégie de désorientation utilisée par les terroristes. « Au début, les terroristes ont commencé à éliminer les autorités coutumières et religieuses. Provoquant ainsi l’absence de leader habilité à créer, conduire et maintenir d’éventuel dialogue pour le retour de la paix ».

Le 2ème film a plongé le public dans la sagesse de Cheick Anta Diop sur la civilisation africaine. S’en est suivi un moment de riches échanges conduits par son disciple l’astrophysicien Aménophis Traoré, Professeur à l’université de Bamako et parrain de la caravane CDL.

Aminata SANOU

Correspondante de Burkina 24 à Bobo-Dioulasso 

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