Ciné Droit Libre à Bobo : Le film « Massoud » dans les casernes de l’ENSOG

L’Association Semfilms dans le cadre de son festival « Ciné Droit Libre » a organisé une séance de projection du film « Massoud » le lundi 7 novembre 2022 à l’Ecole nationale des sous-officiers de la gendarmerie (ENSOG) de Bobo-Dioulasso. La projection a été suivie d’un panel autour des perspectives de lutte commune entre les FDS et la population civile contre l’insécurité au Burkina.

La suite après cette publicité

« Quel futur pour nos enfants ? », c’est sous ce thème que l’Association Semfilms organise la 16ème édition de son festival « Ciné Droit Libre » au Burkina. Partie d’autres villes de la boucle du Mouhoun et su Sud-Ouest, la caravane a marqué une halte dans la ville de Bobo-Dioulasso en cette nuit du lundi 7 novembre 2022. Et c’est à l’Ecole nationale des sous-officiers de la gendarmerie que « Massoud », le premier film à l’affiche du festival a été projeté.

Radicalisation

« Massoud, c’est un film qui retrace le vécu de tout le monde. Le processus de radicalisation des jeunes », présente le coordonnateur des programmes de l’Association Semfilms Jean Sylvanus Ouali.

Au cours de ce long métrage de 1h 40 mns, le réalisateur Emmanuel Rotoubam Mbaïdé expose aussi les facteurs de radicalisation comme le chômage, l’ignorance, la mal gouvernance, l’incompréhension des populations civiles face aux « bavures » policières. Sans oublier l’influence des puissances étrangères en Afrique.

Cocktail de vécus

C’est donc « un cocktail de ces vécus ». Apres cette peinture austère, Massoud se termine par une note d’espoir. « A la fin, vous voyez que l’acteur principal s’est résolu à revenir à la maison parce qu’il s’est rendu compte de l’illusion dans laquelle il a été attiré », rappelle le coordonnateur de Semfilms.

Un message d’espoir

Et c’est ce message d’espoir que le Ciné Droit Libre veut partager avec « ceux qui sont front, qui luttent et qui paient aussi le prix de ce phénomène afin d’échanger sur la perspective de franche collaboration entre FDS et population civile », renchérit Jean Sylvanus Ouali. Accompagné de l’artiste slameur Boni Lanky, le coordonnateur de Semfilms a ensuite animé recueilli les impressions des cinéphiles.

Jean Sylvanus OUALI, Coordonnateur des programmes de l’Association Semfilms entouré des membres de son staff

Témoignages !

« Le film décrypte la réalité. Le message est clair. Les ennemis ne sont pas loin. Ils subissent des lavages de cerveau. À tout moment, un jeune peut se radicaliser et devenir un danger pour tout le monde à l’instar de Massoud qui voulait assassiner ses parents ».

« Quand le sourd-muet a été tué par erreur. Cela a révolté la population qui s’est radicalisée pour renforcer le camp de l’ennemi. C’est la preuve que les terroristes ne peuvent pas prospérer sans l’apport de la population. C’est avec l’aide de la population que les terroristes arrivent à nous tendre des embuscades ».

« C’est vrai qu’il y a eu des cas où la collaboration avec les FDS a provoqué l’enlèvement de civils. Mais cela ne doit aucunement freiner notre élan patriotique. Le civil doit bannir la peur car la fin de ce cauchemar dépendra de la bonne fois (à travers une franche collaboration) des civils ».

Cette projection en caserne annonce une série d’activités qui seront officiellement lancées dans le cadre de cette édition du festival Ciné Droit Libre le jeudi 10 novembre 2022 à la salle Casimir Koné de la RTB2.

Aminata SANOU

Correspondante de Burkina 24 à Bobo-Dioulasso

publicite


publicite

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page