An 2 du lancement de la stratégie mondiale de la lutte contre le cancer du col de l’utérus : Le plaidoyer de la COBUCAN

A l’occasion de la commémoration de l’an 2 du lancement de la stratégie mondiale de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, la Coalition burkinabè contre le cancer (COBUCAN) a tenu une conférence de presse aux allures de plaidoyer ce jeudi 17 novembre 2022 à Ouagadougou.

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Le Pr Nayi Zongo, président de la Coalition burkinabè contre le cancer (COBUCAN), à l’occasion de la commémoration de l’an 2 du lancement de la stratégie mondiale de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, a déploré le faible taux de femmes burkinabè bénéficiaires du dépistage des lésions précancéreuses du cancer du col de l’utérus, malgré sa disponibilité, sa gratuité et son bien-fondé.

Pr Nayi Zongo
Pr Nayi Zongo, président de la COBUCAN.

« Malgré sa disponibilité, sa gratuité et son bien-fondé, il y a moins de 10% de femmes burkinabè qui partent vers les structures de santé pour bénéficier de ce dépistage », a-t-il regretté avant d’indexer le manque de communication, de sensibilisation et de génération de la demande.

C’est en cens, a-t-il fait savoir, tout l’intérêt de la présente rencontre qui s’est voulue un « plaidoyer » afin de parvenir à la vaccination contre le virus responsable du cancer du col de l’utérus (le HPV), le dépistage des lésions précancéreuses et l’accès équitable à des soins de qualité à toutes les femmes qui présenteraient un cancer du col de l’utérus ; les trois piliers de la stratégie mondiale de la lutte contre le cancer du col de l’utérus.

Selon le Pr Nayi Zongo, si nous arrivons à mettre en place ces trois piliers, nous allons pouvoir réduire, d’ici à 2030, l’incidence du cancer du col de l’utérus à moins de 4 cas pour 100 000 femmes.

Les piliers de cette stratégie, a-t-il en outre expliqué, c’est de travailler de telle sorte que 90% des jeunes filles soient vaccinées contre le HPV avant leur 15e anniversaire. C’est également d’œuvrer afin que la participation au dépistage atteigne 70% des femmes qui ont un âge situé entre 35 et 45 ans. C’est enfin de faire en sorte que 90% des femmes porteuses du cancer du col de l’utérus bénéficient d’un traitement de qualité, efficace sans barrière socioéconomique.

Tambi Serge Pacôme ZONGO

Burkina 24 

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Serge Pacôme ZONGO

Tambi Serge Pacôme ZONGO, journaliste s'intéressant aux questions politiques et de développement durable.

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