42e journée mondiale de l’alimentation : Appel à ne laisser personne de côté sur le plan alimentaire

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Le Burkina Faso a célébré en différé ce jeudi 17 novembre 2022, la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA), commémorée le 16 octobre de chaque année. Cette 42e journée mondiale de l’alimentation a été placée sous le thème « Ne laisser personne de côté – Améliorer la production, la nutrition, l’environnement et les conditions de vie pour tous ». La cérémonie a été placée sous le haut patronage du Premier ministre Apollinaire Joachim Kyelem de Tambela, représenté par le ministre d’Etat Bassolma Bazié, accompagné d’une forte délégation ministérielle. L’évènement a connu la participation de nombreux partenaires du Secrétariat Exécutif  du Conseil National  pour la Sécurité Alimentaire (SE-CNSA) dont l’USAID.

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Chaque 16 octobre, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture célèbre la Journée mondiale de l’alimentation commémore la date de la création de la FAO en 1945. Cette année c’est ce 17 novembre 2022 que le Burkina Faso a choisi de commémorer cette journée. « Ne laisser personne de côté – Améliorer la production, la nutrition, l’environnement et les conditions de vie pour tous » est le thème qui a été choisi.

Bassolma Bazié, ministre d’Etat et représentant du Premier ministre a laissé entendre que « ce thème est, en lui-même, un appel à une solidarité mondiale et à des actions collectives pour garantir que personne ne soit laissé de côté, en invitant à une transformation de nos systèmes alimentaires afin de les rendre plus efficaces, plus inclusifs, plus durables et plus résilients pour une amélioration de la production, de la nutrition, de l’environnement et des conditions de vie ». 

Pour dépeindre la situation précaire de l’alimentation au Burkina Faso, le ministre Bassolma Bazié a indiqué que selon une analyse du cadre harmonisé de mars 2022, l’insécurité alimentaire a touché durant la période de soudure environ 3,5 millions de personnes soit 16% de la population avec un indice de faim de 25,8% en 2021 et une prévalence de la sous alimentation de 19,2%.

En réitérant l’engagement du gouvernement à toujours lutter pour l’atteinte de meilleurs résultats, Bassolma Bazié a lancé un appel à toutes les parties prenantes et partenaires, à tendre vers l’objectif de l’élimination de la faim et de la malnutrition sous toutes ses formes à l’horizon 2030.

« Je vous exhorte à vous approprier et à vous engager pour la concrétisation des objectifs de développement durable, notamment l’ODD2 qui met les pays au défi d’éliminer la faim et toutes les formes de malnutrition en veillant à ce que des aliments nutritifs, abordables et sans danger pour la santé soient à la disposition de tous en quantité suffisante, tout en encourageant l’agriculture durable », a-t-il exprimé.

la visite des stands
la visite des stands

Afin d’aider à une meilleure compréhension, Daouda Sow représentant de la FAO au Burkina Faso, lui, est revenu sur quelques statistiques de la FAO en 2021.

Il a indiqué que 83,5% des femmes en âge de procréer n’avaient pas accès à une alimentation adéquatement diversifiée, 77,1% des enfants de 6-24 mois n’avaient pas accès à une alimentation acceptable, 21,6% soit plus d’un million d’enfants de moins de 5 ans étaient atteints d’un retard de croissance, et 9,7% souffraient d’émaciation. Plus loin, il a jouté que seulement 5 827 écoles primaires sur 14 675 soit 39,7 sont dotées de cantines.

Saisissant l’occasion de cette célébration, des élèves de l’école primaire Sakoula 3 de l’arrondissement 4, à travers un sketch, ont essayé de faire ressortir l’importance de la cantine scolaire pour eux. Ils ont demandé aux autorités du Burkina Faso, de ne pas les laisser de côté, mais d’essayer de leur assurer au moins un repas équilibré par jour à l’école.

le message des élèves de l’école primaire Sakoula 3 de l’arrondissement 4
le message des élèves de l’école primaire Sakoula 3 de l’arrondissement 4

Le gouvernement burkinabè comme d’habitude reçoit du soutien de partenaires techniques et financiers dans le défi de mettre fin à la précarité alimentaire et nutritionnelle. Parmi ces partenaires, l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).

Par sa présence, l’USAID a voulu renouveler son soutien et présenter par la même occasion, les Yidgiri, ASTER (Amélioration et Sécurisation de Terres vers la Resilience), ViMPlus (Victoire sur la Malnutrition Plus) et TerresEauVie, qui ont chacun pour objectif de contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire au Burkina Faso.

Flora KARAMBIRI

Burkina 24

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