Restauration des terres dégradées et paysages forestiers : Les pays membres de l’AFR100 se dote d’une plateforme d’assistance technique

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D’ici 2030, plus de 100 millions de terres dégradées et de paysages forestiers devront être restaurés en Afrique. C’est du moins la mission que s’est fixée l’Initiative Africaine pour la restauration des terres dégradées et des paysages forestiers (AFR100) qui regroupe 34 pays africains.  A cet effet, les pays membres de l’initiative, sous la houlette de AUDA-NEPAD, sont réunis en atelier à Ouagadougou au Burkina Faso du 25 au 29 mars 2024 en vue de se doter d’une plateforme d’assistance technique (PAT) pour faciliter le suivi de la restauration des terres dégradées et paysages forestiers, les registres nationaux et l’intégration du genre.  

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Au Burkina Faso, la dégradation des terres gagne environ 469 650 hectares par an. A l’échelle africaine, « 65 % des sols sont dégradés et le continent voit disparaître chaque année pratiquement 3 millions d’hectares de forêts, selon la Banque mondiale. Pour freiner ce phénomène aux conséquences dramatiques, 34 pays africains se sont engagés à restaurer 100 millions d’hectares de terres à travers l’Afrique d’ici 2030. 

Les participants auront l’opportunité d’être formés à l’intégration du genre et à ses approches afin de renforcer l’objectif ultime de l’égalité des sexes en restaurations des terres dégradées et paysages forestiers

« Une fois que les pays africains ont pris ces engagements, il était du devoir du NEPAD ainsi que les PTF de créer une plateforme en vue de compiler les efforts de restauration, ce qui fait qu’on a des données précises de là où la restauration prend place », explique Mamadou Moussa Diakhité, chef de la division changements climatiques et durabilité de AUDA-NEPAD et coordonnateur de l’Initiative AFR100. 

 La mission de l’atelier de Ouagadougou est donc de créer cette plateforme d’assistance technique (PAT) de l’AFR100 pour le suivi de la restauration des terres dégradées et paysages forestiers. Cette plateforme sera connectée aux registres nationaux de restauration des terres et inclura l’aspect genre qui est un sujet transversal dans la gestion des terres.

La Plateforme d’assistance technique va permettre de suivre l’évolution de la restauration des terres dégradées et paysages forestiers dans chaque pays membres

Cet atelier est également mis à profit pour renforcer les capacités techniques des participants à maîtriser la plateforme d’assistance technique pour qu’ils puissent s’engager dans les processus nationaux d’intégration des informations de suivi des performances dans les plans d’investissement de la restauration des terres dégradées et paysages forestiers et éclairer les investissements y relatifs dans leurs pays. Ils auront aussi l’opportunité d’être formés à l’intégration du genre et à ses approches afin de renforcer l’objectif ultime de l’égalité des sexes en restauration des terres dégradées et paysages forestiers. 



De l’avis du coordonnateur de l’initiative AFR100, ce type d’atelier permet de faire des bilans réguliers de l’évolution de l’initiative. « Depuis 2015, on a comptabilisé uniquement pour l’initiative AFR100 plus de 8 millions d’ha de terres qui ont été restaurées ou qui sont sous restauration », confie Mamadou Moussa Diakhité, qui dit être satisfait de la tenue de l’atelier en ce qu’il permet de jauger l’engagement des gouvernements et des communautés africains dans la restauration des terres.

« A ce jour, on a 34 pays. Ce qui est la majorité des pays africains et on compte avoir beaucoup plus d’adhésions. C’est de montrer la volonté politique des pays africains. Et deuxièmement, on a les investisseurs qui ont vu l’importance des opportunités d’investissement dans la restauration des terres en ce qu’ils contribuent à augmenter la production agricole, à créer des emplois, à contribuer à la sécurité et à la souveraineté alimentaire de nos pays et de nos communautés et aussi à faire un suivi-évaluation très rigoureux », poursuit Monsieur Diakhité, visiblement fier de ce qui a été déjà accompli dans le cadre de cette initiative. 

Cependant, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Comme le confie Roch Panandtigri, point focal de l’AFR100 au Burkina, « l’initiative est certes bien montée en termes de scénario, mais en termes d’accompagnement financier concret pour la réalisation de cette initiative, souvent les moyens font défaut. Les financements sont en deçà des attentes et les résultats sont aussi en deçà ».



Toujours est-il, que cet atelier reste un moment de partage d’expériences, dont il compte mettre à profit pour qu’au niveau du Burkina, les outils qui seront proposés soient utilisés pour faire le point des actions et pouvoir traduire la mise en œuvre de cette initiative au Burkina.

Lancé en 2015 lors de la conférence des Nations Unies sur le climat à Paris (COP21), l’initiative de restauration des paysages forestiers africains (AFR100) se présente comme une initiative panafricaine dirigée par AUDA-NEPAD, visant à restaurer 100 millions d’hectares de terres à travers l’Afrique d’ici 2030.

Maxime KABORE

Burkina 24

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