FESPACO 2025 : Taafé Vision veut mettre en lumière le genre dans le cinéma africain

L’Association Taafé Vision, engagée dans la promotion des droits des femmes à travers le cinéma, investit le FESPACO 2025 avec une série d’activités percutantes autour du thème du genre. Du 23 février au 1er mars 2025, Ouagadougou vibrera au rythme de projections, de débats et d’échanges visant à mettre en lumière la place des femmes dans le 7ème art africain à travers son projet, « Le genre s’invite au FESPACO ».
« Le genre s’invite au FESPACO » est un projet dont la mise en œuvre consiste à mener des activités d’envergure qui se rapportent à la prise en compte du genre dans les productions culturelles et plus particulièrement dans les domaines cinématographique et audiovisuel en marge du FESPACO 2025.
Alors, le Marché International du Cinéma et de l’Audiovisuel (MICA) accueillera le stand « Genre » de Taafé Vision et de ses partenaires. Cet espace convivial et dynamique se veut un lieu de rencontres et de dialogues autour des enjeux du genre dans le cinéma. Professionnels, cinéphiles et curieux sont invités à échanger sur les défis et les perspectives d’une représentation plus équitable des femmes à l’écran.

Point d’orgue de cette programmation, un panel se penchera sur la thématique cruciale de la représentation des femmes dans les cinémas africains. « Le mercredi 26 février 2025, de 14h à 16h, au chapiteau YENNENGA CONNEXION », professionnels du cinéma et de l’audiovisuel, spécialistes des droits humains et acteurs de la société civile croiseront leurs regards sur la question.
« La représentativité de la femme, c’est-à-dire dans le cinéma, ça veut dire aussi bien devant que derrière la caméra, la femme doit être représentée », affirme Azaratou Bancé, présidente de l’Association Taafé Vision.
Ce panel sera l’occasion d’interroger la place et l’image des femmes à l’écran, ainsi que leur impact sur les Violences Basées sur le Genre (VBG). Une réflexion approfondie sur les stéréotypes et les discriminations dont sont victimes les femmes dans l’industrie cinématographique africaine.

Dans la continuité du projet « Artivisme pour un monde plus juste », financé par Foundation for a Just Society (FJS), Taafé Vision présentera, le mercredi 26 février 2025, 10 projets de films de femmes. Ces courts-métrages, issus d’un programme de formation en écriture et réalisation, témoignent de la richesse et de la diversité des regards féminins sur le monde.
« Il va s’agir pour nous de montrer que les femmes sont présentes devant et derrière la caméra, et que les femmes font des films qui méritent d’être vus et qui méritent d’être promus », a précisé Azaratou Bancé.
Ce pitch sera une opportunité unique pour ces jeunes réalisatrices de présenter leurs projets à des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel, et de susciter des collaborations prometteuses. Taafé Vision ne néglige pas l’éducation des jeunes générations. Le « FESPACO ADO » propose aux élèves des écoles secondaires de Ouagadougou des projections de films suivies de débats sur les enjeux de genre et de diversité culturelle.
« Lors de ces projections, on va projeter des films sur le harcèlement sexuel, sur les droits des femmes, sur le terrorisme, pour pouvoir discuter avec les enfants, pour qu’ils nous disent leurs perceptions », a expliqué Azaratou Bancé. À travers le cinéma, ces jeunes sont invités à développer leur esprit critique et à devenir des acteurs du changement dans leurs communautés.
Fondée en 2017, l’association burkinabè Taafé Vision œuvre pour une plus grande participation des femmes dans le cinéma et l’audiovisuel, et utilise ces outils pour promouvoir leurs droits.
Akim KY
Burkina 24