Guerre en Ukraine : Le conflit dépasse le seuil des deux millions de victimes militaires

Plus de quatre ans après le lancement de l’offensive russe contre l’Ukraine, le conflit a franchi un seuil inédit. Selon une étude publiée par le Center for Strategic and International Studies, le nombre cumulé de victimes militaires – comprenant les morts, les blessés et les disparus – dépasse désormais les deux millions dans les deux camps, rapporte La Presse Ca.

L’étude estime que la Russie concentre la majeure partie des pertes. Les forces russes auraient enregistré environ 1,4 million de victimes militaires, dont 400 000 à 450 000 morts depuis le début de l’invasion en février 2022. Selon le CSIS, le nombre de soldats russes tués en Ukraine dépasse de plus de quatre fois le total des pertes militaires américaines dans tous les conflits menés depuis la Seconde Guerre mondiale.

Du côté ukrainien, les pertes restent également considérables. Le rapport évalue entre 125 000 et 150 000 le nombre de militaires tués, tandis que le total des victimes – morts, blessés et disparus – est estimé entre 525 000 et 625 000. Ces chiffres demeurent toutefois des estimations, les deux pays ne publiant pas de bilans complets et indépendamment vérifiables.

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Ce début de mois de juillet est marqué par une nouvelle escalade des hostilités. Kyiv a été visée par une importante attaque de drones et de missiles russes, provoquant plusieurs victimes civiles et de nombreux blessés, tandis que l’Ukraine poursuit ses frappes de drones contre des infrastructures situées en territoire russe.

Au-delà des combats, la guerre continue de fragiliser les populations civiles. Une vague de chaleur exceptionnelle touche actuellement l’Europe centrale et orientale, accentuant les difficultés de l’Ukraine, dont le réseau électrique a été fortement endommagé par les bombardements répétés.

En Russie, les attaques ukrainiennes contre les infrastructures énergétiques commencent également à produire des effets économiques. Le président Vladimir Poutine a reconnu l’existence d’une « certaine pénurie » de carburant, conséquence des frappes visant les installations pétrolières russes.

Cette nouvelle étude du CSIS met en lumière l’ampleur du coût humain d’un conflit qui continue de s’enliser, alors qu’aucune perspective de règlement négocié durable ne semble, à ce stade, se dessiner.

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