3e édition du Toa Yaka : Unir les fils et filles du Sourou par les racines

Le CELPAC de Tougan a vibré, les 30 et 31 janvier 2026, au rythme de la 3e édition du festival Toa Yaka. Durant 48 heures, les fils et filles de la province du Sourou se sont rassemblés autour de leur patrimoine culturel pour célébrer l’identité San dans une ambiance de fraternité et de résistance.
La 3e édition du festival Toa Yaka a proposé une immersion dans les racines locales. Entre les prestations d’artistes et les séances de contes traditionnels, l’événement a su capter l’attention de toutes les générations.
L’un des moments les plus suivis a été la compétition de lutte traditionnelle, marquée cette année par une innovation : la mise en avant des catégories minimes pour assurer la relève.

Pour Assimi Drabo, président de l’association organisatrice, la réussite de cette édition est un motif de fierté malgré les contraintes. « C’est un sentiment de joie qui nous anime d’avoir pu réaliser cette 3ème édition. Malgré la modestie de nos moyens, nous l’avons tenue », a-t-il souligné.

Il a également insisté sur l’importance de ce retour aux sources pour les plus jeunes. « C’est d’inviter notre jeunesse à se réapproprier nos valeurs traditionnelles, parce que c’est ça qui fait notre identité», a-t-il exprimé.

Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, le festival a été présenté comme un acte de résilience. Pour les organisateurs, maintenir cet événement est un message fort de vitalité. « La portée de ce festival, c’est surtout marquer la résilience de cette population. Nous ne nous laissons pas abattre », a martelé Assimi Drabo.

Le Haut-Commissaire de la province du Sourou, Désiré Badolo, qui présidait la cérémonie, a abondé dans le même sens. Il a souligné que l’unité est la clé pour surmonter les épreuves actuelles du pays. « Nous avons besoin que les fils et filles du Burkina Faso soient unis pour regarder dans la même direction afin de faire face aux défis auxquels notre pays est confronté », a-t-il dit.

Au-delà de l’aspect festif, le Haut-Commissaire a profité de cette tribune pour lancer un appel au rassemblement citoyen, en demandant aux populations de surpasser les divisions politiques ou sociales. « Nous ne devons plus nous regarder en opposants ou en adversaires, mais en citoyens qui regardent dans la même direction pour construire. Le passé appartient au passé », a-t-il fait entendre.
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Akim KY
Burkina 24





