Mondial 2026 : « C’est une Coupe du monde désastreuse », le cri de colère de Medhi Taremi

Alors que la phase de groupes touche à sa fin, l’attaquant international iranien Medhi Taremi a fustigé l’organisation du Mondial 2026. Entre problèmes de visas pour le staff et déplacements épuisants sans temps de récupération, le joueur dénonce une compétition qu’il juge indigne du niveau professionnel attendu par la FIFA.

Pour Medhi Taremi, le constat est sans appel : cette édition est un « désastre » sur le plan de la gestion. La frustration de l’équipe iranienne atteint des sommets, notamment en raison de l’absence persistante de leur personnel logistique. « Nous n’avons pas notre personnel logistique ici. Ils n’ont pas de visa. Comment est-ce possible ? », s’est indigné le joueur, soulignant que cette situation perdure alors que le premier tour est quasiment terminé.

Pourtant, des promesses avaient été faites au plus haut niveau. Taremi a révélé que le président de la FIFA, Gianni Infantino, s’était rendu dans leur vestiaire lors du premier match pour assurer que les choses s’arrangeraient. « Il a dit que ce n’était que le début, mais la phase de groupes se termine demain et rien n’a été résolu », a-t-il déploré.

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Au-delà de l’administration, c’est le rythme imposé aux athlètes qui est au cœur des critiques. L’international iranien a pointé du doigt les voyages incessants vers Tijuana, au Mexique. Si Taremi a tenu à saluer la gentillesse et l’humilité de la population locale qu’il dit « aimer », il estime que les contraintes sportives sont intenables.

« Nous devons encore voyager vers Tijuana. Sans récupération, sans rien du tout, ce n’est pas juste », a-t-il affirmé. Selon lui, ces conditions nuisent gravement à l’équité de la compétition. Face à ce qu’il perçoit comme un manque de soutien de la part des instances dirigeantes, le joueur a lancé un défi amer à la FIFA : « S’ils veulent que nous soyons éliminés, d’accord, sortons. Mais ce n’est pas juste ».

Malgré les plaintes répétées des joueurs depuis le début du tournoi, aucune solution concrète ne semble avoir été apportée pour pallier ces défaillances. Ce témoignage de Medhi Taremi met en lumière un fossé grandissant entre les ambitions affichées par la FIFA pour ce Mondial et la réalité vécue par certaines sélections sur le terrain, loin des projecteurs des grandes métropoles.

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