L’Assemblée nationale vote la confiance à Luc Adolphe Tiao

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L’Assemblée nationale a voté ce mercredi soir, par une grande majorité, la confiance au Premier ministre Luc Adolphe Tiao, sur la base de sa Déclaration Générale. Une confiance qui vaut investiture pour conduire sa mission de Chef de gouvernement.

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Le Premier ministre, Luc Adolphe Tiao, a quitus pour conduire sa mission, celle définie dans sa Déclaration de Politique Générale et qui n’est que la mise en œuvre du programme quinquennal du Président du Faso, « Bâtir ensemble un Burkina émergent ». C’est à l’issue d’une séance en deux temps et qui s’est close tard la nuit de ce mercredi que les députés ont voté la confiance au Chef du Gouvernement, par une majorité de 96 voix.

Dans la matinée à l’ouverture de la séance, Luc Adolphe Tiao avait fait lecture aux élus de sa Déclaration de Politique Générale qui a été suivi de débat et d’un vote de confiance, conformément à une révision constitutionnelle intervenue en 2012 et qui prévoit désormais l’investiture du Premier ministre par l’Assemblée nationale.

Sur 127 votants, Luc Adolphe Tiao a bénéficié de 96 voix favorables. 26 élus se sont abstenus et 2 ont voté contre. Ces résultats étaient déjà pressentis dans les explications de votes données par les cinq groupes parlementaires avant les opérations de votes. Deux groupes, ceux de l’opposition, l’Alternance pour la Démocratie et la Justice (ADJ) et l’Union Pour le Changement (UPC) qui totalisent 28 élus, ont appelé à un vote d’abstention, là où les groupes CFR (10 élus) au Gouvernement, et ADF/RDA (18 élus), absent du Gouvernement, ont appelé à voter POUR. A une voix près, les consignes ont été suivies, si l’on considère qu’il n’y a qu’un non-inscrit et que deux élus ont voter CONTRE.

« Les réponses du gouvernement aux préoccupations des populations tardent encore » et à ce rythme là, «le Burkina Faso n’émergera pas en 2015 » a estimé Louis Armand Ouali de l’UPC, qui reconnaît du reste que l’exercice du jour, en l’occurrence l’investiture par vote du Premier ministre par l’Assemblée nationale, est une innovation majeure à saluer.

C’est un Premier ministre fort de la confiance d’une majorité des représentants des Burkinabè qui est sorti de l’hémicycle, avec la conviction que « notre pays est sur la voie de l’émergence » et l’engagement de travailler à l’atteinte des objectifs du programme du Présidentiel, « Bâtir ensemble un Burkina émergent ».

Justin Yarga,

pour Burkina 24

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Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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3 commentaires

  1. Un fait ? signaler: la suspension et la reprise tardive de la s?ance consacr?e ? cette d?claration de politique g?n?rale pour cause de CAN. Alors que la s?ance ?tait pr?vue pour reprendre ? 18h, c’est finalement ? 19h42 que la reprise est intervenue avec cette explication du Pr?sident de l’Assembl?e nationale: la reprise ? ?t? report? en raison des matches de la CAN 2013 qui se jouait jusqu’? 18h. Je ne comprend pas nos institutions. Si c’?tait un match des ?talons, oui. Mais un match du Togo, de la C?te d’Ivoire??? Comme s’il y avait parmi les ?lus des entraineurs, des membres de f?d?rations de ces pays. Un peu de s?rieux chers nouveaux ?lus. Le travail d’abord, les loisir apr?s.

  2. Je pense que tout comme la plupart des burkinab? La Germi voit en ?mergence de « ?conomie strict ». Si vous lisez le programme du pr?sident vous comprendrez qu’on a pas besoin absolument de l’?conomie pour une ?mergence sociale d’un peuple. Tout de m?me il ne s’agit pas de se valider une politique qui sera mis en ?uvre dans les tiroirs!

  3. Il n’y avait pas d’enjeu et le Premier ministre n’a pas ? s’en orgueillir; je veux dire de ce vote de confiance. Je me demande si en r?alit? les concepteurs du programme politique du pr?sident du Faso, « B?tir ensemble un Burkina ?mergent » comprennent bien la notion d’?mergence. Mais, tout compte fait, il est bon de r?ver mais c’est s?r que le r?veil sera douloureux. L’?mergence d’ici ? 2015, c’est un leurre et les ?conomistes le disent si bien. L’essentiel est que tous les acteurs de la soci?t?, avec le gouvernement en t?te, oeuvrent pour le bien ?tre de tous avec la satisfaction des besoins ?l?mentaires de tous les Burkinab?: se soigner, se loger, d’?duquer, se nourrir. C’est l? le d?but d’une ?mergence d’un pays.

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