Burkina : L’insurrection a fait 17 veuves, un veuf et 57 orphelins

Le ministre de l’administration territoriale, Auguste Denise Barry et ses collègues en charge de l’action sociale et de la santé étaient face à la presse. Objectif, faire le bilan de la commémoration des journées d’hommages aux martyrs de l’insurrection. Il a aussi évoqué les actions qu’envisage la transition à l’endroit des blessés.

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Un bilan satisfaisant, c’est l’appréciation du ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité, Auguste Denise Barry, de la tenue des journées d’hommage aux martyrs. « Il y a des évènements dans la vie d’une nation qui marquent à jamais la conscience collective. Cette journée nationale d’hommage aux martyrs de l’insurrection populaire est une première dans l’histoire du Burkina Faso », a-t-il déclaré.

Les diverses activités qui étaient au programme dont, entre autres, trois conférences publiques, la retraite aux flambeaux, le dépôt de gerbes de fleurs sur les tombes, les prières dans les lieux de cultes et le clou de la commémoration le 31 mai ont toutes été bien menées.

Pour la suite, le ministre Barry indique que les réflexions sont en cours sur une date pour la décoration des blessés de l’insurrection, de même que les modalités d’indemnisation de toutes les victimes et leurs ayants droits. Le gouvernement songe déjà aussi à l’anniversaire des évènements des 30 et 31 octobre 2014.

600 blessés. L’insurrection a fait au total 17 veuves, un veuf et 57 orphelins, selon le ministre de l’action sociale et de la solidarité nationale, Nicole Angeline Zan/Yelemou. Les victimes blessées sont au nombre de 600 et 15 d’entre elles sont toujours sous suivie médical, a ajouté le ministre de la santé, Amédée Prosper Djiguimdé.

Répondant à ceux, en l’occurrence le MBDHP, qui estiment qu’il fallait d’abord la justice sur la disparition des martyrs avant l’organisation d’une journée d’hommage, le ministre Barry déclare, « cela aurait grandi ces personnes là de venir commémorer et prendre le prétexte de cette journée pour interpeler l’attention du gouvernement sur ce qu’il doit faire. On ne peut pas être plus royaliste que le roi. Les familles (des victimes) sont venues et elles ont exprimé leurs préoccupations ».

Le budget alloué à la tenue de ces journées s’élève à 88 millions de F CFA. Sans préciser à combien s’élèverait la construction de la stèle, Auguste Denise Barry a laissé entendre que cela a été déjà pris en compte dans la session budgétaire 2015 du ministère de l’habitat et de l’urbanisme.

Quant aux différentes contributions reçues pour la prise en charge des blesses, 123 millions de F CFA ont été engrangés et 40 millions restent actuellement dans les caisses.

Maratou SOUDRE

Burkina24

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Rédaction B24

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