Présidentielle gabonaise: La présidence ivoirienne démet son conseiller spécial Mamadi Diané de ses fonctions

Mamadi Diané, Conseiller spécial et proche du président ivoirien, Alassane Ouattara est accusé par les autorités gabonaises de manœuvres mesquines avec l’opposant Jean Ping contre Ali Bongo. Dans un communiqué de la Présidence ivoirienne daté de ce 30 août 2016, Alassane Ouattara s’est débarrassé de son collaborateur.

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Le ministre gabonais de la Communication, porte-parole du gouvernement, Alain Claude Bilié-By-Nzé a dénoncé ce mardi 310 août dans une déclaration devant des journalistes de la presse nationale et internationale, les actes d’ingérences étrangères venant de la France et la Côte d’Ivoire. Selon lui, l’objectif est de perturber l’élection présidentielle et de porter Jean Ping à la tête du Gabon par des voies « anti-démocratiques ».

Le porte-parole du gouvernement gabonais a d’emblée évoqué les actes d’ingérence orchestrés en France par l’avocat de la sœur cadette du président Ali Bongo Ondimba, maître Moutet, qui au cours d’une conférence de presse, aurait brandi des procès-verbaux du scrutin présidentiel du 27 août dernier faisant de Jean Ping le vainqueur de la présidentielle du 27 août dernier.

Le gouvernement gabonais par la voix de son porte-parole estime alors qu' »il est inacceptable que depuis Paris, un avocat français, vienne porter atteinte à la sécurité du pays…ceci constitue une violation de notre code électoral du fait que seule la CENAP est habilitée à collecter, consolider, vérifier, valider les données électorales« , a-t-il tranché.

A propos de l’ingérence émanant de la Côte d’ivoire, le gouvernement gabonais dit avoir établi une collusion entre le candidat Jean Ping et Mamadi Diane, un conseiller du président de la République ivoirienne, Alassane Dramane Ouattara. Leur stratégie est de faire démissionner certains membres de la commission électorale gabonaise, la Cenap, au moyen de fortes sommes d’argent. Ces derniers donneraient le prétexte de contester le tripatouillage des résultats au profit du président sortant Ali Bongo Odimba.

« Hier, le ministère de la Défense nationale dénonçait l’ingérence de hackers ivoiriens commettant des violations graves de notre souveraineté numérique au travers de l’application REGAB. Aujourd’hui, nous avons une preuve tangible et irréfutable mettant en cause Jean Ping et Mamadi Diane, conseiller du président de la République de Côte d’Ivoire, dans un complot visant à faire démissionner ce jour les membres de la CENAP par corruption.

Cette tentative de déstabilisation d’un organe essentiel à l’Etat en provenance d’une puissance étrangère amie est inacceptable. Le gouvernement gabonais collabore avec les autorités ivoiriennes pour faire toute la lumière sur cette manipulation touchant le cœur de notre processus électoral. Nous sommes respectueux de notre code électoral, de nos institutions et de notre constitution. Cette tentative de faire démissionner des membres de la Commission électorale nationale, autonome et permanente, ne doit pas entacher le vote des Gabonais », a révélé le porte-parole du gouvernement gabonais.

En réaction à ces révélations dans un communiqué datant du mardi 30 août, le Chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara n’est pas passé par quatre chemins pour limoger son  conseiller spécial incriminé, Mamadi Diané au centre de ce scandale.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOAUKOU

Burkina24                                                                                              

Source: aLibreville.com

Communiqué du gouvernement ivoirien à la suite de l’affaire Mamadi Diané- Jean Ping

Suite aux informations relatives à l’ingérence de Monsieur Mamadi Diané dans le processus électoral de la République sœur du Gabon, il est mis fin à ses fonctions de Conseiller Spécial à la Présidence de la République de Côte d’Ivoire, à compter de ce jour.

La Présidence de la République condamne cet acte d’ingérence et rassure les autorités et le peuple gabonais qu’elle tient au strict respect de la souveraineté de la République Gabonaise.

La Présidence de la République de Côte d’Ivoire réaffirme sa ferme volonté de tout mettre en œuvre pour continuer à préserver les liens d’amitié et de fraternité qui ont toujours existé entre les deux pays.

Fait à Abidjan, le mardi 30 août 2016

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