Reconnaissance du mariage religieux et coutumier : Une pétition en projet au Burkina

Le réseau des journalistes et communicateurs pour la promotion du genre (RJCPG) et l’ONG Konrad Adenauer Stiftung se sont retrouvés autour d’un dîner-débat le jeudi 7 septembre 2017 à Ouagadougou pour échanger sur leurs actions futures entrant dans le cadre du projet « Un monde sans faim, le droit foncier des femmes en Afrique de l’ouest ».

La suite après cette publicité

La rencontre avait pour but d’identifier les moyens à mettre en œuvre pour un plaidoyer du droit au foncier de la femme burkinabè. Et qui de plus indiqués que des journalistes réunis en réseau pour la plupart des femmes pour porter ce combat. L’association qui a été reconnue officiellement en juillet 2017 compte une cinquantaine de membre.

Outre les productions journalistiques sur la problématique du droit au foncier de la femme, l’association prévoit une caravane de presse pour sensibiliser les leaders religieux et coutumiers sur l’importance de l’accès de la femme à la terre.

La première activité phare qu’elle s’assigne est de plaider pour la reconnaissance du mariage religieux et coutumier par les textes auprès des autorités. Une pétition sera lancée pour recueillir des signatures à cet effet. A cela s’ajoute la campagne d’octroi d’acte de naissance à toutes les burkinabè.

Nathalie Sawadogo Nabalum, présidente du réseau des journalistes et communicateurs pour la promotion du genre

Pour Nathalie Sawadogo/Nabalum, présidente du réseau des journalistes et communicatrice pour la promotion du genre, tout ceci œuvre pour le bien être, la promotion, le devenir de la femme burkinabè, ce qui contribue en amont au développement du pays.

 

Elke Erlecke, representante résidente KAS Abidjan

« C’est toujours la femme qui se retrouve au milieu de toutes les menaces, les changements climatiques, la menace de l’extrémiste » a laissé entendre Elke Erlecke, représentante résidente KAS Afrique de l’Ouest. Pour ce faire, « Elle a besoin de quelques fondements pour son existence, elle a besoin d’une pièce de terre pas pour seulement cultiver, mais en être le propriétaire ».

Plus tôt dans cette journée du 7 septembre, la journée de la solidarité nationale, la question du droit foncier de la femme burkinabè a été débattue par les autorités, les leaders coutumiers, les associations de femmes et les autorités judiciaires. Et à Dramani Ouédraogo, coordonnateur national EWOH2 de faire le résumé de la rencontre aux journalistes.

La question du foncier, de la succession, de l’héritage des terres par la femme et entrepreneuriat féminin au Burkina ont été débattue. Et à l’issue de la journée, des recommandations baptisées déclaration de la journée ont été faites.

Il s’agit de la divulgation de la loi 034 portant régime foncier au Burkina dans les langues nationales, l’exploitation des différentes dispositions dans les textes notamment sur les dons, la disposition et prêt de terre pour qu’elle puisse permettre l’accès à la terre aux femmes, développer les initiatives pour subventionner l’accès à la terre des femmes et bien d’autres.

Les responsables de l’ONG Konrad Adenauer cependant, comptent continuer à renforcer la campagne dans tout le pays, et à instaurer un dialogue sur le sujet avec les hommes politiques, les parlementaires et même le gouvernement.

Le projet un monde sans faim, le droit au foncier a été fondé il y a 2 ans, et existe dans d’autres pays comme le Togo, le Bénin, et le Niger.

Revelyn SOME

Burkina24

publicite


publicite

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page