Burkina : La lutte contre le terrorisme selon les députés CDP

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Lors de leurs deuxièmes journées parlementaires de l’année 2017, les députés du groupe Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) de l’ancien parti au pouvoir, ont formulé des recommandations pour lutter contre le terrorisme au Burkina.

« Quelle contribution du Groupe parlementaire CDP dans la lutte actuelle contre le fondamentalisme islamiste et le terrorisme violents ». Tel a été le thème des journées parlementaires du groupe CDP les 22 et 23 septembre 2017 à Ziniaré, dans la province de l’Oubritenga.

Le terrorisme a fait près d’une centaine de victimes au Burkina, de janvier 2016 à août 2017. Raison pour laquelle les élus de l’ancien parti au pouvoir ont décidé de réfléchir autour du sujet et ont formulé 11 recommandations à la fin de leur session.


Appel au retour de Blaise Compaoré

Les journées parlementaires du CDP ont eu lieu à Ziniaré, ville nationale de Blaise Compaoré, ancien président du Burkina, aujourd’hui en exil en Côte d’Ivoire depuis octobre 2014. Cette session a été une occasion pour le président du groupe CDP, le député Alfred Sanou, de lancer un appel à son retour au Burkina. Extrait de son discours :

« Le groupe parlementaire CDP ne peut pas tenir ses journées parlementaires à Ziniaré, étant dans sa Province natale, sans avoir une pensée pour le fondateur du Parti, j’ai nommé notre grand Camarade le Président Blaise Compaoré. Notre souhait, comme l’ont exprimé avant nous d’autres structures de notre famille politique, est que le Président Blaise Compaoré puisse rejoindre sa patrie, afin de mettre son expérience à la disposition de son Faso Natal ».


Elles sont d’abord liées à la communication. Les députés CDP ont recommandé d’élaborer une stratégie de communication pour éviter les amalgames entre religion et terrorisme, ainsi qu’une autre de crise adaptée au contexte burkinabè.

Ensuite, la branche parlementaire du CDP propose des solutions d’ordre logistique. Il s’agit du renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité, de celles de l’Agence nationale de renseignements, de la restructuration de la police de proximité et de l’accélération du programme d’urgence pour le Sahel. 

L’option Vérité-Réconciliation, plus réaliste…

En outre, les recommandations vont dans le sens du dialogue et de la concertation d’ordre national. Voilà pourquoi les réflexions des journées parlementaires ont abouti à la nécessité du renforcement du dialogue inter-religieux et de la tenue et du respect des recommandations du Forum national sur la sécurité le 27 septembre.

Enfin, les députés du CDP croient fermement que la réalisation de la réconciliation nationale est l’un des remèdes efficaces contre le terrorisme. Elle est même « une condition sine qua non pour une lutte conséquente contre le fondamentalisme islamiste et le terrorisme dans notre pays», selon les élus.

Mais pour ces derniers, il y a une option particulière qui doit être privilégiée dans la relance du processus de réconciliation.  « L’option Vérité-Réconciliation doit être résolument choisie parce que la plus réaliste et possible pour une réconciliation nationale véritable », ont-ils indiqué lors de la clôture des journées parlementaires. 

Burkina24


Photo : CDP News

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Rédaction B24

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