Duplication du Faso Dan Fani en Asie : Des acteurs de la filière protestent

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Des acteurs de la filière coton au Burkina ont plaidé auprès du Mogho Naaba Baongo ce dimanche 7 janvier 2018 pour qu’il soit leur porte-flambeau pour la valorisation du port du Faso Dan Fani.

Des acteurs de la filière coton ont été reçus en audience ce 7 janvier 2018 par le Mogho Naaba Baongo, chef des  Mossé à Ouagadougou, rapporte l’AIB. Selon nos confrères, ils ont plaidé pour que le chef coutumier soit leur porte-flambeau pour une meilleure valorisation du Faso Dan Fani, le pagne traditionnel burkinabè. 

Ils ont à cette occasion, à en croire toujours l’AIB, dénoncé la duplication du pagne burkinabè en Asie. A noter que le gouvernement burkinabè a affiché sa volonté de valoriser ce tissu, perçu comme une richesse culturelle au Burkina. Depuis lors, selon Désiré Maurice Ouédraogo, expert en textile africain cité par l’agence d’information, les acteurs de la filière ont engrangé de nombreux résultats.  5 000 balles de fils vendus à hauteur de 450 millions de F CFA, seulement 385 500 pagnes produits et vendus à 2 milliards et demi de F CFA pour un marché de 20 millions de personnes, cite l’AIB.

Autant de raisons, entre autres, qui conduisent l’expert à déclarer que  «il n’est opportun pour aucun Burkinabè, sur la base de la recherche effrénée d’argent, de ternir cet élan national en allant faire reproduire ces produits en Asie». Le faire, selon lui, contribuerait  «à faire disparaître le Faso dan Fani de notre patrimoine culturel et saper une des bases réelles d’un développement durable pour notre pays».

A en croire, l’AIB, le Mogho  Naaba a assuré qu’il « agira dans la limite de ses possibilités » pour faire entendre leur cause.

Burkina24

  1. Les mécanismes de protection existent dans notre pays. Les acteurs ont la possibilité de protéger les différents designs ou modèles de Faso dafani qu’ils créent auprès de l’organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), représentée au Burkina par le Centre national de la propriété industrielle du Ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat. Les acteurs ont également la possibilité de se doter d’une marque collective avec possibilité de la protéger non seulement dans l’espace OAPI qui regroupe 17 États membres dont le Burkina mais également au niveau international par exemple en Chine ou dans tout autre pays ou le risque de copie et d’imitation existe. A titre d’exemple, une faîtière regroupant les acteurs du tissage ont procéder au dépôt d’une demande de protection du design du pagne du 8 mars 2018. Étant dans une économie libéralisée, il sera difficile sans protection des designs ou modèles de Faso dan fani créés de lutter contre la copie, l’imitation et la reproduction en Chine ou ailleurs des différents designs de Faso Dan fani. La représentation de l’OAPI est située à proximité de l’agence ONEA à la ZAD.

  2. C’était prévisible avec la mondialisation. Rappelons-nous que l’attiéké ivoirien est produit maintenant en Chine et en quantité industrielle et moins cher. Vous verrez que ce sont des opérateurs locaux, c’est dire des burkinabé, qui parfois passent commande de ces produits auprès des industriels asiatiques. C’est l’appât du gain au détriment de leurs compatriotes. La solution est simple, il faut tout simplement interdire et traquer les importateurs concernés et mettre en place une filière bien organisée avec éventuellement une activité industrielle pour accompagner la filière.

  3. Les industries asiatiques sont un véritable poison pour nos faibles industries qui tante d’exister. Les asiatiques guettent toutes les opportunités, activités génératrices de revenues à grandes échelles en Afrique pour se lancer dans la production. sachant que nous industries ne peuvent pas faire le poids vis à vis de les leurs. En exemple, nous avons connue les problèmes rencontré par certaines produits tels que la patte dentifrice Close up, les pagnes de 8 mars et maintenant le faso danfani. l’Etat burkinabè doit réagir sur la question.

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Rédaction B24

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