Breakthrough Action : Place à l’élaboration du plan de travail

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Cinq cent cinquante millions de francs CFA d’investissement pour implémenter des programmes à même d’aboutir à un Changement social et de comportement (CSC), c’est la bataille dans laquelle se lance le ministère de la santé avec le concours de l’Agence américaine pour le développement international (USAID).

« Nous accueillons ce projet qui est une approche de communication novatrice qui va à terme impulser un véritable changement social et comportemental face aux pratiques néfastes qui continuaient dans nos sociétés », apprécie Hughes Landry Hien, directeur de cabinet du ministre de la santé. Ses observations y sont pour beaucoup. « Notre pays est confronté à la persistance des problèmes comportementaux et de pratiques néfastes à la santé des populations », dit-il.

A ses yeux, l’implémentation du projet Breakthrough Action qui consistera à s’assurer que se produise un Changement social et de comportement (CSC) est « l’une des meilleures solutions pour répondre efficacement » à ces pratiques. Saluant ainsi l’implémentation du projet, il ne cache pas ses espérances à savoir qu’il puisse « sans doute » contribuer à susciter chez les populations un déclic.

Cela se fera au travers de discussions au cours de l’atelier d’élaboration du plan de travail du projet sur la base des documents et stratégies nationales existantes en la matière. « On n’est pas là pour réinventer la roue. Mais surtout pour apporter de nouvelles approches innovatrices pour faire en sorte que le PNDES et les autres stratégies, nous pussions mieux travailler avec le gouvernement pour pouvoir implémenter cela », précise Bijou Muhura, directeur de l’équipe santé de l’USAID Burkina Faso.

Breakthrough Action est financé par l’Agence américaine pour le développement international (USAID) à hauteur d’un million de dollars US. Il sera mis en œuvre jusqu’en 2022 par un consortium dirigé par le Centre John Hopkins et ses partenaires Save The Children, ThinkAction, Ideas 42 et Camber Collective.

Il s’inscrit dans le cadre de l’Initiative pour l’accroissement de la résilience au Sahel (RISE II) de l’USAID qui allie aide humanitaire et aide au développement en vue de faire face aux causes profondes de la vulnérabilité persistante. 

Breaktrough Action (percée, action révolutionnaire) s’intéressera à la planification familiale, à la santé de la reproduction, à la santé maternelle et infantile et à la nutrition. Il est attendu des acteurs terrains qu’ils parviennent à susciter une action collective en utilisant la nouvelle génération d’approches de changement social et de comportement afin de responsabiliser les ménages et les communautés dans le Centre-nord, dans les zones urbaines et périurbaines de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.

Le projet est un nouvel investissement sur cinq ans d’un million de dollars, soit environ 550 millions de francs CFA du gouvernement américain à travers l’USAID défini pour financer le programme pour le Changement social et de comportement au niveau global. Accent sera mis sur le changement social et comportemental (CSC) dans plusieurs domaines de la santé sexuelle et de la reproduction, la nutrition, l’hygiène et l’assainissement.

Télésphore Kaboré, conseiller senior de Breakthrough Action explique : « Il y a énormément de barrières qui font que les communautés n’ont pas accès aux services. Il y a d’abord qu’il faut que les services existent, qu’ils soient de qualité. En plus de cela, il y a le fait que les communautés elles-mêmes pour de multiples raisons n’utilisent pas ces services. Notre intervention pour changer les comportements et pour changer les normes sociales, c’est pour générer et créer cette demande qui va permettre aux communautés d’utiliser les services et du coup les indicateurs de santé, notamment les interventions de santé de planification, de santé nutritive vont s’en trouver ainsi améliorer ».

Oui KOETA

Burkina24

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