FESPACO 2019 : Opération séduction des partenaires et professionnels du cinéma à Paris

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La traditionnelle première conférence internationale de presse du FESPACO annonçant les articulations définitives du festival, se tient à Paris où une délégation a effectué le déplacement ce mardi 15 janvier 2019. Elle sera le lieu de présenter le programme de la 26e édition couplée du cinquantenaire, les films en compétition pour le grand prix de l’Etalon d’or aux partenaires et monde du cinéma et afin rassurer quant à la bonne tenue et dans la sécurité du festival.

En 50 ans d’existence (1969-2019), le festival est devenu le pôle d’attraction pour tous les cinéastes africains et de la diaspora, en témoigne l’intérêt qu’ils ont manifesté en effectuant massivement le déplacement à la conférence de Paris.

Cette édition est le lieu de jeter un regard rétrospectif sur le festival afin de porter une réflexion sur son avenir et celui du cinéma africain. D’où le thème : «Confronter notre mémoire et forger l’avenir d’un cinéma panafricain dans son essence, son économie et sa diversité ».

C’est dans une salle au siège de l’UNESCO à Paris bondée que les films de la compétition en long métrage fiction ont été dévoilés.

Le programme du FESPACO a aussi été déroulé par le délégué général du FESPACO, Ardiouma Soma.

Articulé autour de la sélection officielle de films de fiction (long et court métrage), de films documentaires (long et court métrage), de films des écoles africaines de cinéma et de l’audiovisuel, de séries TV et de films d’animation, le FESPACO 2019 sera marqué par des focus spéciaux pour célébrer le cinquantenaire du festival, projection des classiques des cinémas d’Afrique et de la diaspora des 50 dernières années, rétrospective des films Etalon d’or de Yennenga et projection de films restaurés du patrimoine des cinémas d’Afrique et de la diaspora.

Concernant la situation sécuritaire du Burkina, le  ministre de la culture, Abdoul Karim Sango, rassure. Il a laissé entendre que « le gouvernement s’apprête à accueillir tous les festivaliers  et pour célébrer toutes les cultures d’Afrique et de la diaspora ».

Pour ce faire, ce dernier prendra, rassure toujours le ministre, toutes les dispositions pour assurer un bon déroulement de la 26e édition cinquantenaire et la quiétude de tous les amis qui feront le déplacement à Ouagadougou.

« Nous savons que c’est une grosse préoccupation mais nous voulons vous rassurer que le Burkina Faso est reconnu pour son expertise en matière d’organisation de grands évènements. Cette édition spéciale du FESPACO ne va pas déroger à la tradition. Vous viendrez dans la paix, vous séjournerez dans la sécurité et vous rejoindrez vos pays respectifs dans la sérénité », a-t-il dit.

A son tour, le président du comité d’organisation Yacouba Traoré narre le film du festival qu’il avait en tête quand il promettait d’offrir un festival « de folie » le jour de son installation.

« Ce qu’on va faire au niveau de l’organisation, c’est mettre le cinéma africain et les cinéastes africains au centre de nos préoccupations et ça va se sentir dès la cérémonie d’ouverture au stade municipal. Imaginez que nous allons dérouler un tapis rouge, pas seulement que pour les personnalités officielles; mais également pour les cinéastes.  Toutes les interprétations, tout ce qui sera joué par la fanfare de la garde nationale, sera inspiré de musique de films africains », dit-il.

Revenir aux fondamentaux du FESPACO

« Nous allons revenir aux fondamentaux du festival de cinéma de Ouagadougou. Quand Sembène Ousmane, Paulain Soumanou Vieyra, Timité Bassori, quand ils venaient à Ouaga, leur public était un public d’élèves et d’étudiants. Eh bien, nous allons permettre aux cinéastes d’aller à la rencontre des élèves et étudiants de Ouaga et de Bobo-Dioulasso, au niveau de certains établissements mythiques tels le Zinda, Koglnaba, Ouézzin Coulibaly pour susciter des vocations ».

D’ailleurs, à tous ces devanciers un hommage leur sera rendu.

A noter aussi que les organisateurs ont annoncé que des négociations sont en cours pour la venue de Ray Lema, compositeur chevronné de musique de films, autour d’une rencontre professionnelle autour de la musique et le cinéma.

Après l’étape de Paris, la délégation se rendra à Bruxelles où elle donnera une autre conférence.

Revelyn SOME

Burkina24

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