Communication publique : La coopération UNICEF-Burkina en quête de stratégie efficace

La coopération UNICEF-BURKINA a tenu sa revue semestrielle 2021, ce vendredi 23 juillet 2021 à Ouagadougou. Il s’agit entre autres de faire le bilan à mi-parcours des actions du gouvernement et de ses partenaires en matière de communication publique.

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La revue semestrielle UNICEF-BURKINA réunit le ministère de la communication, ses partenaires et les responsables des services de communication venus de plusieurs régions du Burkina Faso. James Mugaju, le chef de programme communication pour le développement de l’UNICEF, a d’emblée rappelé le contexte de la rencontre.

« La question humanitaire et la crise sanitaire sont des évènements qui ont marqué l’année 2021. Nous, communicateurs, nous sommes interpellés et nous avons un rôle à jouer dans ce contexte, en même temps c’est une situation qui rend difficile les actions du communicateur », a-t-il dit.

Pour lui, en raison de la crise sanitaire, la communication a été développée pour sensibiliser sur les mesures barrières. Mais ces efforts restent insuffisants. « Les mesures barrières ne sont pas respectées, pourtant la maladie n’est pas finie », a-t-il laissé entendre. Concernant le vaccin contre le Covid-19, James Mugaju trouve que la sensibilisation n’est pas encore passée.

« Depuis le 2 juin, on a lancé la vaccination. 115 000 doses de vaccins ont été offertes par la France, mais à l’heure, nous sommes à peine à 30% de l’utilisation de ce vaccin. Au Ministère de la santé, on a fait les décomptes hier soir. Il n’y a que 25 % des agents de santé qui se sont fait vaccinés alors que c’est eux qui sont en contact permanent avec les malades », a-t-il révélé. Pour relever le défi de la sensibilisation, il s’agit, selon ses propos, de retracer des stratégies et aller à des actions plus renforcées.

« Tout ce qui nous arrive, arrive parce que nous n’avons pas une meilleure maîtrise et une meilleure programmation en matière la communication »

Rabanki Abou-Bâkr Zida, le secrétaire général du ministère de la communication, a souligné l’importance de la session. « Nous sommes à mi-chemin pour cette année 2021. Il était vraiment important que l’on puisse s’asseoir pour voir qu’est-ce qui a marché, qu’est-ce qui n’a pas marché, qu’est-ce qu’on peut rattraper », a-t-il indiqué. Il a relevé la nécessité de repositionner la communication et d’en faire un outil de développement au Burkina Faso.

Pour lui, la communication est un outil assez important et indispensable, car dit-il « tout ce qui nous arrive, arrive parce que nous n’avons pas une meilleure maîtrise et une meilleure programmation en matière de communication ». Le défi, pour lui, est de mettre la communication au service de la population sous l’angle de changement de comportement.  « Une population sensibilisée et informée peut en tout état de cause choisir d’aller dans tel sens ou dans tel autre sens », a-t-il soutenu.

Rabanki Abou-Bâkr Zida a, pour finir, interpellé les journalistes et communicateurs afin qu’ils se mettent au service des populations en leur permettant de mieux comprendre, décrypter et de mieux s’engager dans les actions de développement à leur propre profit et pour l’intérêt du Burkina Faso.

Akim KY

Burkina 24

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