Affaire Norbert Zongo : « La procédure va se poursuivre » (Me Barthélémy Kéré, ministre de la justice)

A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse ce mardi 3 mai 2022 au Centre national de presse Norbert Zongo (CNP/NZ), le ministre de la justice et des droits humains, chargé des relations avec les institutions, garde des sceaux, Me Barthélémy Kéré, a été interrogé sur « le fait que le Burkina Faso n’aurait pas répondu à un certain nombre de questions qui lui ont été posées dans le cadre du processus qui est en cours au niveau de la Cour européenne des droits de l’Homme ». Le ministre a répondu. 

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Le ministre de la justice s’est d’emblée dit surpris par ce qu’il a qualifié de « polémique » et de viral sur les réseaux sociaux.

« En tant que ministre de la justice, j’ai été très surpris par cette polémique qui est née hier et qui très rapidement a commencé à embraser la presse sur le fait que le Burkina Faso n’aurait pas répondu à un certain nombre de questions qui lui ont été posées dans le cadre du processus qui est en cours au niveau de la Cour européenne des droits de l’Homme », a réagi Barthélémy Kéré.

Il s’est ensuite mis aux antipodes de cette rumeur, en démontrant le contraire. « Je m’inscris totalement en faux contre ces allégations dans la mesure où dès lors que nous avons reçu cette demande de question, qui a demandé la confirmation des conditions de détention au niveau du Burkina Faso, nous avons fait la réponse adéquate, et cette réponse a été adressée par la voie diplomatique comme il se doit dans le cadre de cette affaire », s’est ensuite prononcé M. Kéré.

A l’en croire, cette question ne devrait pas être d’actualité d’autant plus qu’il y de cela plus de trois semaines qu’elle a été traitée. « Donc, depuis pratiquement plus de trois semaines, cette question a été réglée au niveau du ministère de la justice », a-t-il dit en sus.

Pas de crainte, « c’est réglé » !

« Je ne sais pas d’où vient l’information que le Burkina Faso n’a pas répondu et que le délai expirait aujourd’hui et que je devais m’attendre éventuellement à un groupe de journalistes pour me demander aujourd’hui si ça été fait », s’est encore interrogé le ministre des droits humains.

Et de rassurer ceux qui se posent toujours des questions à propos. « Pour ceux qui se posent encore la question, c’est réglé. Depuis un certain temps, on nous a posé les questions, nous avons répondu à toutes ces questions et effectivement la procédure va se poursuivre entre l’Etat français et la Commission européenne des droits de l’Homme et des peuples », a-t-il réitéré son propos, précisant que « le Burkina Faso n’est pas parti dans ce procès ».

Tambi Serge Pacôme ZONGO

Burkina 24

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Serge Pacôme ZONGO

Tambi Serge Pacôme ZONGO, journaliste s'intéressant aux questions politiques et de développement durable.

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