Développement inclusif au Burkina : La « route de l’apprentissage » a été lancée pour une inclusion des personnes handicapées dans la transformation rurale

Dans le cadre du projet SPARK mis en œuvre par un consortium d’ONG cofinancé par Light for the World, l’Organisation international du travail (OIT) et le PROCASUR, une activité de formation et de renforcement des capacités intitulée « route de l’apprentissage » a été lancée ce lundi 28 novembre 2022 à Ouagadougou. Cette activité qui regroupe une quinzaine de participants vise à renforcer l’autonomie des personnes handicapées et afin de leur permettre de  participer pleinement au développement économique.

La suite après cette publicité

Le projet stimuler l’inclusion des personnes en situation de handicap dans la transformation rurale (SPARK) s’inscrit dans le cadre de l’engagement du Fonds international de développement agricole (FIDA) à intégrer une approche de l’intégration du handicap et de l’inclusion dans ses programmes et projets.

Ainsi, le projet SPARK mis en œuvre par Light for the world avec le soutien de ses partenaires (FIDA, PROCASUR et PAFA4-R) organise une activité de formation et de renforcement des capacités intitulée « route de d’apprentissage ». Elle a été lancée ce lundi 28 novembre 2022 à Ouagadougou.

La route de l’apprentissage

En effet, les routes d’apprentissage sont une méthodologie d’apprentissage entre pairs, qui sert à la mise à l’échelle des bonnes pratiques, des outils et des approches innovants qui améliorent les conditions de vie des populations vulnérables vivant dans les zones rurales. Les routes d’apprentissage est organisée par le PROCASUR.

Durant 5 jours, une quinzaine de participants verront leurs capacités accroitre à travers, entre autres, des formations, des partages d’expérience, des études de cas  trois programmes de réadaptation à base communautaire vont partager leurs meilleures pratiques dans l’autonomisation économique des personnes handicapées.

Annick Bambara, chargée de programme à Light for the world, a expliqué que le projet vise à stimuler l’inclusion des personnes handicapées dans la transformation rurale (SPARK).

Présentation du projet Stimuler l’inclusion des personnes en situation de handicap dans la transformation rurale (SPARK)

A l’écouter, ce projet est mis en œuvre au Burkina Faso et au Mozambique par Light for the world et  subventionné par le Fonds international de développement agricole (FIDA).

« Il n’est plus possible d’ignorer les personnes handicapées dans les actions de développement de nos régions car alors ce serait de continuer à laisser de côté une frange non négligeable de la population et de fait à réduire le potentiel de développement économique de nos localités », a fait comprendre Annick Bambara.

Lire également👉Burkina: « Le handicap n’est pas la personne, il est créé par l’environnement » (Elie Bagbila)

Le projet, dans sa phase pilote, est mis en œuvre dans les régions du Sud-Ouest, des Hauts-bassins, les Cascades et la Boucle du Mouhoun sous la forme de soutien par le projet d’appui à la promotion des filières agricoles dans 4 régions (PAFPA-4R). Stéphane Kambou, coordonnateur national du PAFPA-4R, a rappelé que le Burkina Faso a convenu avec le FIDA pour une approche inclusive des bénéficiaires du projet.

Egalement, Célestin Poda, représentant FIDA, a souligné que le recensement de 2006 estimait à 1,2% le taux de personnes vivant avec un handicap. « La route d’apprentissage qui nous réunit s’inscrit dans le cadre de l’engagement du FIDA dans une approche continue et systémique d’intégration du handicap et de l’inclusion du handicap dans nos programmes et projets », a-t-il relevé.

En plus, le projet SPARK est mis en œuvre avec des partenaires comme l’organisation international du travail (OIT) et le PROCASUR.

Hawa Séraphine, coordonnatrice régionale de PROCASURE Afrique centrale et de l’Ouest, a indiqué que l’objectif global du projet est l’inclusion des personnes handicapées dans les chaines de valeurs dans les filières agricoles. « Permettre aux personnes vivantes avec un handicap de pouvoir s’autonomiser et d’intégrer les chaines de valeur agricole à toutes les étapes », a-t-elle précisé.

Catherine Sango

Catherine Sango, personne vivante avec un handicap et participante, a salué l’initiative. Elle a précisé que le projet permet aux personnes handicapées d’avoir confiance et de pouvoir aller de l’avant afin de participer au développement.

En rappel, le projet SPARK s’exécute dans 4 pays dans le monde à savoir le Burkina Faso, l’Inde, le Mozambique, le Malawi. C’est une initiative pilote du FIDA qui vise une approche d’intégration du handicap dans les projets appuyés.

publicite


publicite

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page