Guinée-Bissau : Les militaires au pouvoir tendent la main à l’opposition
En Guinée-Bissau, les militaires au pouvoir tentent un rapprochement avec l’opposition.
Après le coup d’État contre l’ancien président Umaro Sissoco Embaló, les militaires ont proposé aux opposants Domingos Simões Pereira et Fernando Dias d’intégrer le gouvernement en plus d’occuper 10 sièges au Conseil national de transition.
Cette main-tendue des nouvelles autorités bissau-guinéennes a été immédiatement rejetée par les deux hommes, qui dénoncent une manœuvre visant à blanchir l’image. Pour ces opposants, la question cruciale reste en suspend : qui a vraiment gagné la présidentielle du 23 novembre dernier ?

Domingos Simões Pereira, libéré après deux mois de détention, reste assigné à résidence. Quant à Fernando Dias, réfugié à l’ambassade du Nigeria avant sa libération, est désormais interdit de prise de parole publique. Ce dernier avait accusé Embaló d’avoir « organisé » le putsch pour s’accrocher au pouvoir.
La Cedeao quant à éelle dans un communiqué a « salué » les mesures prises récemment par les autorités de la transition visant, selon elle, à « favoriser un environnement politique inclusif et à faire progresser le retour du pays à l’ordre constitutionnel ».
La Guinée- Bissau compte à son actif quatre coups d’Etat et une multitude de tentatives de putsch depuis son indépendance du Portugal en septembre 1973.
Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU
Pour Burkina 24




