Ouagadougou : Cinquième hommage solennel au Père de la Révolution

Le mémorial Thomas Sankara a accueilli, ce jeudi 5 mars 2026, son cinquième cérémonial mensuel. Près de 1 000 élèves et des délégations internationales ont assisté à cette cérémonie militaire présidée par les autorités éducatives du Burkina Faso. 

Ce rassemblement, instauré en mai 2024 par le président Ibrahim Traoré, se tient chaque premier jeudi du mois à Ouagadougou. L’objectif est de saluer la mémoire du père de la révolution et de ses douze compagnons. La séance a été marquée par la relève solennelle de la garde et une parade de la section cavalerie, symbolisant la continuité de l’État et le respect des traditions militaires.

Des écoliers burkinabè au garde-à-vous, symbolisant l'engagement de la jeunesse pour la "Révolution Progressiste Populaire
Des écoliers burkinabè au garde-à-vous, symbolisant l’engagement de la jeunesse pour la « Révolution Progressiste Populaire

Le public était majoritairement composé de jeunes, avec environ 600 écoliers du primaire et 400 élèves du secondaire. Des représentants venus d’Afrique du Sud, du Mexique, du Brésil et des États-Unis étaient également présents.

La section cavalerie défile lors du cinquième cérémonial d'hommage au Mémorial de Ouagadougou
La section cavalerie défile lors du cinquième cérémonial d’hommage au Mémorial de Ouagadougou

Le ministre de la Communication, Pegdwendé Gilbert Ouédraogo, a rappelé aux élèves l’importance de s’inspirer de ce modèle. « Vous êtes jeunes certes, mais vous êtes appelés à grandir et vous devez avoir un idéal. Vous devez avoir des valeurs à défendre», a-t-il fait entendre.

La grande relève de la garde, un moment de discipline militaire instauré pour honorer les héros de la nation
La grande relève de la garde, un moment de discipline militaire instauré pour honorer les héros de la nation

Le ministre de l’Enseignement de base, Jacques Sosthène Dingara, président de la cérémonie, a profité de cette tribune pour expliquer les changements actuels dans les écoles burkinabè. Il a notamment insisté sur l’introduction des langues nationales dans les cours et la réécriture des manuels d’histoire.

Les ministres de l'Enseignement réaffirmant l'intégration des langues nationales dans les programmes scolaires
Le ministre de l’Enseignement de base, Jacques Sosthène Dingara

Selon lui, ces réformes visent à former des citoyens plus conscients de leur identité. « Nous avons intégré nos langues nationales dans nos curricula parce qu’un peuple qui renonce à sa langue renonce à une partie de sa souveraineté », a-t-il indiqué.

Le mémorial Thomas Sankara
Le mémorial Thomas Sankara

Il a conclu en précisant que l’école ne doit plus être un lieu de reproduction des inégalités, mais un outil pour  briser les chaînes de l’esclavage mental .

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Akim KY

Burkina 24

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