De l’ALT à l’Assemblée Législative du Peuple : Ce qui change avec la nouvelle Charte

L’Assemblée législative de la transition a adoptée à l’unanimité le projet de loi portant adoption de la charte de la Révolution ce vendredi 27 mars 2026. Plusieurs innovations majeures y figurent.

DOSSIER N°020 Rapport au fond de la CAGIDH

Le vote est sans appel. 70 votants, 70 voix pour. C’est par ce plébiscite que les députés ont validé les réformes majeures portées par le gouvernement. Ce texte vient entériner la vision politique proclamée le 1er avril 2025 par le Capitaine Ibrahim Traoré. Selon Me Edasso Rodrigue Bayala, ministre en charge de la justice, cette mutation consacre dans son préambule les valeurs de la Révolution progressiste et populaire.

« Cette modification de la charte a été justifiée par les évolutions institutionnelles législatives et la vision politique du moment. Donc c’est pour s’adapter à toutes ces évolutions que la présente révision de la charte a été entreprise », a expliqué le ministre à l’issue de la séance.

Me Edasso Rodrigue Bayala, ministre en charge de la justice
Me Edasso Rodrigue Bayala, ministre en charge de la justice

Par ailleurs, Me Edasso Rodrigue Bayala a indiqué que le nouveau texte introduit des changements structurels avec d’une part le changement d’appellation de l’Assemblée législative de la transition qui devient officiellement l’Assemblée Législative du Peuple (ALP).

En outre, il a précisé que dans la nouvelle résolution, la question de la nouvelle cartographie administrative est également abordée. « Notre pays passe de 13 régions à 17 régions, il était nécessaire que l’on prenne en compte dans la charte de la Révolution les représentants de ces quatre nouvelles régions au niveau de la représentation nationale », a-t-il ajouté.

Lire aussi👉🏿ALT : Une séance plénière consacrée à la création de trois commissions d’enquête parlementaire

Aussi, le ministre de la justice a indiqué que l’autre innovation majeure est la Charte de la Révolution qui remplace et se substitue intégralement à la Charte de la Transition.

En conclusion, il a notifié qu’en cohérence avec la loi de février 2026 portant suppression des partis politiques, l’article 15 de la Charte a été révisé. Par conséquent, explique-t-il, les sièges autrefois réservés aux formations politiques sont désormais redistribués entre les autres composantes de la nation.

Le nouveau texte stipule également que le Président du Faso est désormais éligible aux prochaines élections présidentielle, législative et municipale qui marqueront la fin de la Révolution.

Aminata Catherine SANOU  

Burkina 24 

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page