Burkina Faso : La Fondation Babou Paulin Bamouni créée pour perpétuer l’éthique journalistique au service du développement africain
Le Centre national de presse Norbert Zongo, à Ouagadougou, a abrité, ce lundi 11 mai 2026, le lancement officiel de la Fondation internationale Babou Paulin Bamouni. La cérémonie a aussi dévoilé la plateforme numérique de la structure, www.paulinbamouni.org.
Selon Céline Bagnipia Bamouni, présidente et fondatrice de la Fondation internationale Babou Paulin Bamouni, la fondation a été créée pour honorer la mémoire et perpétuer l’héritage du journaliste Babou Paulin Bamouni en promouvant un journalisme d’éthique, libre et engagé, au service du développement africain.

Basée à Ouagadougou, la fondation a pour mission de « promouvoir le journalisme et plus particulièrement la presse écrite à travers l’accès à une formation rigoureuse, en soutenant les étudiants et les enseignants qui se distinguent par leur engagement exceptionnel », a-t-elle précisé.

Pour Céline Bagnipia Bamouni, la fondation « est plus qu’une simple organisation. Elle est un projet philanthropique qui incarne les valeurs et la vision du journaliste émérite, de l’homme de culture qu’était Babou Paulin Bamouni ».
Cinq axes guident son action à savoir « soutenir le journalisme de qualité, former et inspirer, promouvoir l’éthique, renforcer la liberté de la presse et agir pour la communauté », a cité la fondatrice.

À travers cette fondation, la fille de Babou Paulin Bamouni veut promouvoir le toute la noblesse d’un métier. « La presse est indispensable. Les journalistes sont indispensables. C’est un métier noble. On veut les accompagner.
C’est quasiment un métier en voie de perdition parce que les vocations se font rare. Voilà ce qu’on veut promouvoir », a déclaré Céline Bamouni. En marge du lancement, amis, collègues et famille ont visité une mini exposition d’objets personnels du défunt journaliste.
Qui était Babou Paulin Bamouni ?
Journaliste, écrivain et figure emblématique burkinabè, Babou Paulin Bamouni a consacré sa vie à la défense de la justice sociale, de la liberté de la presse et de l’éducation. Titulaire d’une Licence en Lettres et d’un Doctorat de 3e cycle en Sciences de l’Information et de la Communication, il a dirigé la presse écrite burkinabè et la presse présidentielle jusqu’à son assassinat le 15 octobre 1987, aux côtés du Président Thomas Sankara.

Tambi Serge Pacôme ZONGO
Burkina 24




