Burkina Faso : L’école devient le nouveau champ de bataille de l’agroécologie

Le rendez-vous est pris pour la 2ème édition des Journées internationales des jardins potagers sains, qui se tiendra du 04 au 06 mars prochain. Ce jeudi 19 février 2026 à Ouagadougou, l’association Napam Beogo a tenu une conférence de presse pour annoncer la tenue de la 2ème édition qui place l’éducation et l’agroécologie au cœur de la stratégie de développement du pays. 

Sous le thème « Jardins potagers agroécologiques scolaires : Apprendre en produisant pour une alimentation saine et durable », cette initiative intervient dans un contexte où l’agroécologie, bien qu’essentielle pour l’agriculture burkinabè, peine encore à s’imposer sur le terrain.

Pour Napam Beogo, la solution réside dans l’éducation. En ciblant les écoles et universités, l’association veut sensibiliser les futurs citoyens à la provenance de leur nourriture et à l’importance d’une culture exempte de produits chimiques.

La deuxième édition, qui se déroulera dans le quartier Gounghin de Ouagadougou, s’annonce plus ambitieuse que la précédente.

Le programme prévoit, selon Michel Gnada, chargé des activités culturelles et communication de Napam béogo, « une table ronde, des panels et des travaux de groupe entre élèves et étudiants pour traiter des sous thèmes de cette édition sur l’agroécologie et l’initiative de créer des jardins potagers sains dans les établissements scolaires et universitaire, des séances de dégustation de mets locaux, un concours pour primer les meilleurs jardins potagers sains dans les écoles et universités », a-t-il dévoilé.

Michel Gnada , chargé des activités culturelles et communication de Napam béogo
Michel Gnada , chargé des activités culturelles et communication de Napam béogo

Au-delà de la technique agricole, c’est un véritable projet de société que défend Napam Beogo. Michel Gnanda a insisté sur la nécessité pour chaque enfant de devenir un acteur de sa propre sécurité alimentaire. « Cultiver leurs propres légumes renforce le lien des élèves avec la terre et leur donne des compétences essentielles », a t’il précisé.

Cette année, l’événement bénéficie d’un soutien institutionnel de poids, étant placé sous le co-patronage des ministères en charge de l’Éducation nationale, de l’Enseignement secondaire et supérieur ainsi que de l’appui technique du ministère en charge de l’Agriculture et des Ressources animales.

En clôturant son intervention, Michel Gnanda a lancé un appel vibrant à la presse et aux autorités pour soutenir ce qu’il qualifie d’acte « patriotique et souverain ». Pour les établissements souhaitant rejoindre le mouvement, les inscriptions au concours restent ouvertes jusqu’au 20 février à 00h00.

Flora KARAMBIRI

Burkina 24

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