Agriculture : Le manioc, manne africaine dans les quarante prochaines années

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Des racines de manioc
Des racines de manioc

Dans les quarante prochaines années, le manioc sera la plante vivrière la mieux adaptée aux changements climatiques en Afrique. C’est du reste ce qu’a déclaré le Docteur Claude Fauquet, Directeur du GCP21, ce lundi 22 juillet 2013 à Bobo-Dioulasso.

Le Docteur Fauquet, qui a mené de longues années de recherches sur le manioc, dans plusieurs pays d’Afrique, s’exprimait lors d’un atelier sur la biotechnologie, organisé par l’ambassade des États-Unis au Burkina à l’endroit des journalistes bobolais.

Selon Dr Fauquet, 55 pour cent du manioc mondial est produit en Afrique. Cependant, le rendement sur le continent est de 10t/ha, contre 12 t/ha en Amérique, et 19t/ha en Asie. Une grande surface est occupée pour la culture, alors que, selon le spécialiste, « augmenter les surface, ce n’est pas une solution pour l’Afrique. Il faut augmenter le rendement ».

Pour corroborer son assertion, il dit qu’en 2050, il faudra un rendement de 15t/ha pour répondre aux besoins alimentaires de l’Afrique. Pendant ce temps, les populations auront besoin de plus d’espace pour habiter. D’où la nécessité de recourir à la biotechnologie.

Dr Fauquet a annoncé que dans les 40 prochaines années, le manioc sera la plante vivrière la mieux adaptée aux changements climatiques en Afrique, grâce à sa résistance à la chaleur, à la sécheresse, et au fait qu’il réponde positivement au CO2. Mais, contre certaines maladies des plantes, et pour plus de rendement, le recours à la biotechnologie s’avère nécessaire.

Les  racines du manioc, ainsi que ses feuilles, sont beaucoup consommées dans les zones tropicales. L’attiéké, le gari, le tapioca, et le foutou sont entre autres nourritures dérivées du manioc.

Michel KONKOBO

Pour Burkina 24

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