RDC : Félix Tshisekedi n’exclut pas un troisième mandat

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a relancé le débat politique autour d’un éventuel troisième mandat en déclarant le mercredi 6 mai 2026 à Kinshasa qu’il pourrait accepter de rester au pouvoir au-delà de 2028 si le peuple le souhaitait, rapporte radio OKAPI.
Lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, le chef de l’État a assuré ne pas être demandeur d’un nouveau mandat, tout en laissant clairement la porte ouverte à cette possibilité.
« Je n’ai pas sollicité le troisième mandat, mais si le peuple veut que j’aie un troisième mandat, j’accepterai », a déclaré Félix Tshisekedi.
Le président congolais a également lié l’organisation de la prochaine élection présidentielle à l’évolution de la situation sécuritaire dans l’est du pays. Selon lui, un scrutin organisé sans la participation complète des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ne serait pas acceptable.
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Cette sortie intervient alors que des discussions autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle émergent au sein de la majorité présidentielle. Plusieurs initiatives politiques évoquent déjà la possibilité d’un référendum susceptible d’ouvrir la voie à des changements institutionnels.
Réélu en 2023 après un premier mandat obtenu en 2018, Félix Tshisekedi est censé achever son second et dernier mandat en 2028 conformément à la Constitution actuelle.
Le chef de l’État a toutefois tenté de rassurer l’opinion publique en affirmant ne pas chercher à se maintenir au pouvoir à tout prix. Il dit vouloir préparer l’avenir et faciliter la tâche de son successeur.
« Je serai là, dans l’ombre, prêt à servir dès qu’il ou elle aura besoin de moi », a-t-il confié.
Ces déclarations ont rapidement suscité des réactions au sein de l’opposition et de certains responsables religieux, qui mettent en garde contre toute remise en cause du calendrier démocratique et des limitations constitutionnelles des mandats présidentiels.
À deux ans des prochaines grandes échéances politiques, cette prise de position relance déjà le débat sur l’avenir institutionnel et politique de la RDC.




