Explosion à Laarlé: La CCVC attire l’attention sur le sort des sinistrés

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La Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) des arrondissements 1 et 2 de Ouagadougou, exige des autorités municipales et gouvernementales des solutions aux problèmes des victimes de l’explosion du 15 juillet 2014 au quartier Laarlé. C’est ce qui ressort de la déclaration du bureau exécutif lors d’une conférence de presse ce 7 octobre 2014 à Ouagadougou.

Le bureau executif du CCVC
Le bureau executif de la CCVC

Apres avoir été logées dans un centre d’accueil de l’action sociale et dans une école primaire, les sinistrés de l’explosion de Laarlé ont été délocalisées sur le site de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEPS) depuis le 20 septembre 2014. C’est dans des conditions « épouvantables » qu’ils occupent ce site, selon Siméon Djiébré, secrétaire à l’information du CCVC.

«Les tentes sont gorgées d’eau après chaque pluie, alors que femmes, hommes et enfants dorment sur des nattes posées à même le sol. Il n’y a ni  latrines,  ni  douches», a t- il déclaré. En plus d’attraper les poteaux de leurs tentes afin qu’elles ne s’envolent pas avec les vents pluvieux et contraintes d’attendre la nuit pour faire leurs toilettes et se soulager à l’air libre.

Face à ces problèmes d’hygiène et de santé pour les sinistrés et l’absence de réponse à leur demande de relogement, la CCVC pense que le gouvernement burkinabè ne réagit pas de manière appropriée aux catastrophes.

«(…) Le pouvoir de la 4ème République adopte constamment la même posture dans la gestion des crises naturelles ou provoquées», a affirmé Siméon Djiébré, en s’appuyant sur la situation des sinistrés des inondations du 1er septembre 2009, elles aussi logées à l’INJEPS. Pour eux, le mode d’action du gouvernement consiste à donner l’impression de s’occuper des victimes et de les laisser à elles-mêmes au fil du temps.

Considérant ce mode de gestion des crises inacceptable, la CCVC appelle la population et les associations des arrondissements 1 et 2 à exiger du gouvernement « une solution juste, appropriée et rapide à la question du relogement et du dédommagement des victimes actuellement logées à l’INJEPS et de toutes les autres victimes, notamment les commerçants qui ont perdu beaucoup de biens et qui ont du mal à se réinstaller ; une amélioration des conditions de vie et d’hygiène des victimes en leur trouvant des hébergements dignes d’êtres humains, en attendant une solution définitive à leur relogement ».

Ils exigent également une prise de mesures correctes de la part des autorités municipales de l’Arrondissement 2 pour que les victimes élèves poursuivent leur scolarité dans de bonnes conditions »; une situation des responsabilités réelles du drame et la prise de mesures idoines pour éviter que de telles drames se produisent encore et l’examen rapide des plateformes citoyennes de la CCVC déposées dans les arrondissements 1 et 2.

Mouniratou LOUGUE

Burkina24


Photo : Des sinistrés dans le centre d’accueil de l’action sociale à l’arrondissement 2 le 16 juillet 2014 (© Burkina24)

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