Jean-Baptiste Natama : Le dernier hommage à un « patriote »

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La soirée du mercredi 21 mars 2018 a été consacrée par les autorités politiques, coutumières et religieuses et les diplomates au « patriote » Jean Baptiste Natama, ce compatriote qui n’était « pas quelqu’un de sectaire », ce « second Sankara » que le Burkina Faso a perdu brutalement dans la nuit du samedi au dimanche.

Le président du Faso, celui de l’assemblée nationale, le chef de file de l’opposition politique et bien d’autres personnalités publiques sont venus dire « adieu » à Jean-Baptiste Natama, officier supérieur de l’armée,  ancien directeur de cabinet de l’ancienne présidente de la commission de l’Union africaine après ses fonctions de secrétaire permanent du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP).

« Patriote » « pas sectaire »

Pour Roch Kaboré, Jean-Baptiste Natama a été quelqu’un qui s’est toujours investi avec beaucoup plus d’engagement, de professionnalisme dans son travail et qui a toujours bénéficié d’une appréciation positive de ses supérieurs.

« C’est pourquoi j’ai tenu à dire que c’était un patriote qui s’est donné pour son pays et qu’à ce niveau la nation lui restera reconnaissante », a déclaré le président du Faso qui a signé le livre de condoléances après son recueillement et des encouragements à l’endroit des proches de « l’homme politique qui avait ses convictions qui se battait pour ses convictions mais qui avait l’avantage de ne pas être quelqu’un de sectaire ».

Un « second Sankara est parti »

Réhabilité dans le grade de colonel sous Blaise Compaoré, Jean-Baptiste Natama a été décoré par le président Sankara le  6 février 1986 de la Médaille d’Or du Flambeau de la Révolution (actuel équivalent de Commandeur de l’Ordre National), à titre exceptionnel, pour bravoure et hauts faits de guerre. Jean Hubert Bazié, président du parti Convergence de l’espoir, proche du père de la révolution, retient de lui   un « patriote qui dès sa jeunesse a compris le sens du sacrifice pour le peuple », qui est parvenu à « résister à l’écrasement ».

C’est ce qui s’est matérialisé par sa démission de ses fonctions de directeur de cabinet de la Dlamini Zouma pour se présenter à l’élection présidentielle de novembre 2015. « Valeur pour la jeunesse », Jean-Baptiste Natama, candidat en campagne pour Jean Hubert Bazié, c’est le pari, le souhait de faire comprendre par son action, par ses idées le sens du combat en faveur du plus grand nombre et des démunis. « Il est une grande perte. Toute dimension gardée, c’est un second Sankara qui est parti », définit-il.

Qu’il renaisse de ses cendres tel un phénix

Le président du Faso loue ses qualités d’ouverture à la discussion, aux échanges. Même avec ceux avec lesquels il n’était pas d’accord. Tout en reconnaissant son action sur le champ politique au-delà des aspects administratif et militaire, Roch Kaboré a partagé ce qu’il pense d’une telle attitude. « C’est vers ces tendances et ces choix politiques que nous devons aboutir ».

Jean Hubert Bazié émet quant à lui le vœu que des cendres de Natama qui a impressionné la jeunesse « sortent d’autres personnes avec le même idéal, la même volonté de se sacrifier pour le peuple sans calculs et avec toujours la nécessité de ne céder en rien par rapport aux valeurs morales, spirituelles ».

Le général Sadou, chef d’état-major de l’armée signe le livre de condoléances du colonel Jean-Baptiste Natama
Zéphirin Diabré, le chef de file de l’opposition politique se recueille
Diplomate signant le livre de condoléances
Roch Kaboré présentant ses condoléances et réconfortant la famille du disparu

Oui KOETA et Priscille Ginette BANSE

Burkina24  

Il y a 1 commentaire

  1. Bonjour Dieu ai son âme et réconforte ses proches.
    C est bien tous ces hommages, je constate que c est toujours le même rituel : tout le monde était bon et bien, on le reconnaît après votre mort: hypocrisie et parasitisme comme le dit si bien Marley

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Oui Koeta

Je pense que 'la vitalité d'un pays se mesure (en partie) à celle de ses journalistes'. Merci de participer à cela à travers vos retours de lectrices et lecteurs. I believe that 'the vitality of a country is meseared (in part) by that of its journalists'. Thank you for being part of the adventure by giving feedback.

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