Coup d’Etat du RSP: Le « Touareg » demande pardon au peuple burkinabè

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Le Sergent-Chef Roger Koussoubé dit « Touareg » a comparu de nouveau ce vendredi 13 juillet 2018 devant le Tribunal militaire. L’ex-agent des renseignements du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) n’a pas voulu poursuivre son « déballage ». Il a préféré se réserver au motif que sa sécurité et celle de sa famille pourraient être menacées. Mais, avant la fin de son audition, le Chef Koussoubé a tenu à demander pardon au peuple burkinabè pour tout ce qui s’est passé.

Le « grand déballage » du Sergent-Chef Roger Koussoubé ne s’est pas poursuivi ce 13 juillet 2018. Le « Touareg », encore appelé à la barre à 9h 16, a effectivement répondu présent, toujours l’air serein. Dès l’entame de son interrogatoire, le juge a demandé si lui et sa famille sont désormais en sécurité afin de poursuivre ses révélations. Mais, l’intéressé a préféré ne pas piper mot.

A en croire le Procureur militaire, Alioune Zanré, l’accusé a pourtant confié au régisseur de la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) qu’il se sentait bel et bien en sécurité dans sa cellule. « Toutes les diligences ont été faites pour assurer sa sécurité et celle de sa famille. Il est désormais totalement libre pour continuer ses révélations », a expliqué le Procureur.

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Malgré tout, l’accusé semble voir à travers le prisme de l’assurance faite par le Parquet : « Monsieur le Président, je préfère toujours me réserver ». Le Président du Tribunal a reconnu que le prévenu peut à bon droit continuer de révéler ou non d’autres informations.

« Vous pourrez continuer les concertations avec le Parquet. Si par la suite, vous décidiez de revenir poursuivre, le Tribunal prendra les dispositions nécessaires pour vous entendre à nouveau », a coupé court le juge Seydou Ouédraogo. La Partie civile y voit une manière pour le prévenu de dissimuler la vérité. « Je pense que Roger Koussoubé n’a plus rien à dire », estime Maître Somé.

Le « Touareg », « l’homme terrible » du RSP ?

Concernant l’analyse au fond du dossier du Sergent-Chef Koussoubé, son avocat note un paradoxe. Il se demande pourquoi le Général Diendéré n’aurait pas instruit lui-même le sieur Koussoubé de passer à l’arrestation des autorités de la Transition au lieu de passer par d’autres personnes. Le conseil de l’accusé reste catégorique.

Aucun chef d’accusation ne pourrait être retenu contre son client à moins qu’il y ait des preuves. Bras dessus bras dessous, le poing formé, le « Touareg » semble à l’aise au milieu de ses deux avocats, Maîtres Alexandre Sandwidi et Michel Traoré. Pour Me Sandwidi, il est illusoire de faire croire que leur client était « l’homme terrible » du RSP ou une « tête brûlée ».

« Je demande pardon au peuple burkinabè. Je présente mes condoléances aux familles éplorées. Je souhaite également prompt rétablissement aux blessés ». Tels sont les derniers mots du Sergent-Chef Roger Koussoubé avant la poursuite des auditions avec d’autres accusés notamment le soldat de première classe, Boureima Zouré, et le Sergent-Chef Adama Diallo. Ces derniers ont effectivement été entendus. Nous y reviendrons. Mais, il faut noter que la séance a été suspendue vers 16h 15. Elle reprend le lundi 16 juillet 2018 à 9h.

Noufou KINDO

Burkina 24

Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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