Crise au sein de la GSP : Le SG a animé « une conférence de presse de la vérité »

Le Secrétaire Général du Syndicat National de la Garde de Sécurité Pénitentiaire (SYNAGSP) Abdoudramane Thiombiano a animé une conférence de presse ce lundi 6 mai 2019 à Ouagadougou. L’objectif de ladite conférence était de donner des explications sur le motif du mouvement d’humeur qu’observe le personnel de la garde de sécurité pénitentiaire.

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Voilà maintenant 7 mois que le personnel de la garde de sécurité pénitentiaire observe un mouvement d’humeur. Un mouvement qui a trop duré pour certains d’où la « conférence de presse de la vérité » du Secrétaire général du SYNAGSP. « Il faut noter que le principal problème de la crise actuelle est la reprise du reversement » a souligné Abdoudramane Thiombiano, SG du SYNAGSP.

« Ce reversement n’a pas suffisamment pris en compte les anciennetés et les échelons antérieurs du personnel, de telle sorte que des personnels plus anciens se sont retrouvés au même échelon que des personnels moins anciens », a-t-il indiqué. Une manière de faire qui cause selon Abdoudramane Thiombiano des « problèmes de commandement ». Une situation que les GSP refusent d’appeler « nouvelle situation » mais plutôt une « régularisation de situation ».

Le SYNAGSP par la voix de son SG affirme ne pas rechercher « une augmentation de salaire ». Ils souhaiteraient seulement « le respect du tableau de reversement » qui a été proposé par le comité tripartite qui était chargé d’évaluer l’incidence financière d’une reprise du reversement des personnels. En lieu et place  du respect de ce tableau, « une contre-proposition a été faite par le Ministère des finances et du développement ». Une contre-proposition qui est passée « en force » selon les dires du SG.

Une analyse comparée de la situation des GSP et celle des autres corps paramilitaires a été faite par Abdoudramane Thiombiano. De son analyse ressort que « parmi les corps paramilitaires, la GSP a l’un des taux les plus faibles en ce qui concerne le classement indiciaire ». A titre illustratif, le SG affirme que « le taux d’indemnité de responsabilité servi au directeur général de la GSP est de 28.000f pendant que ses homologues de la douane, de la police et des eaux et forets perçoivent respectivement 200.000f, 153.000f et 60.000f ».

Tout en souhaitant que leur corps soit mis au même pied d’égalité que les autres corps paramilitaires, les personnels de la GSP ont invité le président du Faso à  entériner « les concluions des travaux du comité tripartite ».

Basile SAMA

Burkina 24

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