Les Hommes de médias informés sur la santé, les droits sexuels et reproductifs et le concept d’auto-gestion

Le ministère de la santé à travers la Direction de la santé de la famille, avec l’appui technique et financier de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a initié un atelier d’information et d’échange avec les Hommes de média sur la Santé et les droits sexuels et reproductifs (SDSR) et le concept d’auto-gestions de la santé et du bien-être le lundi 18 juillet 2022 à Ouagadougou.

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Deux communications ont ponctué cet atelier d’information et d’échange avec les Hommes de média sur la Santé et les droits sexuels et reproductifs (SDSR) et le concept d’auto-gestions de la santé et du bien-être.

Dr Clotaire Hien
Dr Clotaire Hien, point focal Self Care de l’OMS Burkina.

La première a consisté à présenter « les lignes directrices consolidées de l’OMS sur les interventions d’auto-prise en charge en matière de Santé et droits sexuels et reproductifs (SDSR), (2019-2022) ». Elle a été donnée par Dr Clotaire Hien, point focal Self Care de l’OMS Burkina.

L’auto-soin ou l’auto prise en charge est selon Dr Clotaire Hien « la capacité des individus, des familles et des collectivités à promouvoir la santé, à prévenir la maladie, à maintenir la santé et à faire face à la maladie et à l’invalidité avec ou sans l’appui d’un prestataire de soins de santé ».

Sur le pourquoi du développement de lignes directrices sur l’auto-gestion en santé et bien-être par son institution, il a fait savoir que si rien n’est fait, « il manquera 18 millions de personnel de santé d’ici 2030 ; au moins 400 millions de personnes n’ont pas accès aux services de santé essentiels ; chaque année, 100 millions de personnes sont plongées dans la pauvreté à cause de payement de leur poche leurs soins de santé » et parce que « l’auto-soin est une opportunité ».

Il a tenu à faire comprendre que « l’auto-soin ne remplace pas le système de soins de santé, mais offre des choix et des options supplémentaires aux gens. Il s’agit d’une approche passionnante et prometteuse pour améliorer la santé et le bien-être des systèmes de santé et des individus ».

Auto médication et auto prise en charge

Valérie Zombré-Sanou, Directrice de la santé de la famille.
Valérie Zombré-Sanou, Directrice de la santé de la famille.

Valérie Zombré/Sanou, Directrice de la santé de la famille, a donné la seconde communication. Elle a essentiellement porté sur les directives nationales de l’auto prise en charge dans le contexte du Covid-19, l’insécurité et les urgences humanitaires.

Reprenant la définition de l’auto prise en charge donnée par le point focal Self Care de l’OMS Burkina, elle a ajouté que « quand on donne aux individus l’opportunité d’être acteurs de leur santé, cela améliore les résultats cliniques, ce qui ouvre la voie pour la Couverture sanitaire universelle (CSU) ». Elle l’a dit en précisant que « l’auto prise en charge ne remplace pas les soins primaires de qualité, et ne constitue pas un raccourci vers la couverture sanitaire universelle ».

En termes de directives nationales, la Directrice de la santé de la famille a cité des directives à l’endroit des femmes enceintes et allaitantes, des personnes vulnérables et des populations clés, pour la planification familiale, pour la santé numérique, pour l’application des mesures barrières dans le contexte de la Covid-19.

Elle a aussi indiqué que les différentes directives connaissent des révisions chaque cinq (05) ans, mais qu’il n’est pas exclu, quand cela est nécessaire, de procéder à des mises à jour. Elle a en outre attiré l’attention sur le fait qu’il ne faut pas faire d’amalgame entre l’auto prise en charge et l’auto médication.

« L’auto-médication, c’est le cas où la personne qui prend la décision toute seule de prendre des médicaments. Alors que dans l’auto-gestion, il y a des directives qui sont données, qui orientent pour prévenir ou pour gérer un souci de santé ou un handicap », a-t-elle apporté la différence.

Pour Valérie Zombré/Sanou, il était important que les Hommes de média soient au même niveau d’information qu’eux, praticiens de la santé, en ce qui concerne l’auto prise en charge qu’ils ont développée et qu’ils mettent en œuvre.

« Nous avons échangé avec les journalistes pour que ces derniers puissent nous accompagner dans la sensibilisation et l’information de la population », a-t-elle confié. Un début de collaboration a été envisagé avec les Hommes de média et la DSF avec son partenaire l’OMS.

Tambi Serge Pacôme ZONGO

Burkina 24

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Serge Pacôme ZONGO

Tambi Serge Pacôme ZONGO, journaliste s'intéressant aux questions politiques et de développement durable.

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