Burkina : Interpeace dévoile son rapport sur la paix et la sécurité

publicite

L’organisation Internationale pour la Consolidation de la Paix (Interpeace) dans le but de participer à la gouvernance sécuritaire, inclusive et participative a procédé au lancement de son rapport intitulé « les sceaux d’une gouvernance sécuritaire inclusive et participative : analyse des dynamiques entre les acteurs du secteur de la sécurité dans les régions de la boucle du Mouhoun, du centre-nord de l’est et du sahel ». Ledit rapport est la résultante de son projet « Améliorer la prévention des conflits et la gouvernance sécuritaire locale dans les régions de la boucle du Mouhoun, du centre-nord, de l’est et du Sahel au Burkina Faso ». Interpeace est soutenue dans son élan par l’ambassade du Canada et le ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité.

La suite après cette publicité

Présenter et partager d’une part les résultats finaux du rapport de recherche avec les acteurs sécuritaires et étatiques, les communautés locales et les partenaires internationaux et d’autre part partager les expériences, tel était l’ordre du jour marqué par la rencontre voulue par l’Organisation Internationale pour la Consolidation de la Paix.

Cheick Fayçal Traoré, représentant pays de Interpeace a de prime abord expliqué que  le rapport est la synthèse de dialogues, de consultations des communautés, des forces de défense et de sécurité, en plus d’autres acteurs qui accompagnent la sécurité au Burkina dans une perspective de renforcer la prévention des conflits mais également dans une perspective de renforcer la contribution de chaque acteur.

« Il était important pour nous de comprendre les liens qu’il y a entre les acteurs. C’est vrai que de manière empirique on perçoit ou on entend qu’il y a des rivalités ou des choses assez difficiles et pour nous il était important de documenter cela et de voir exactement comment les acteurs eux-mêmes perçoivent la réponse éventuelle à ces différentes questions », a-t-il expliqué.

Cheick Fayçal Traoré, représentant pays de Interpeace
Cheick Fayçal Traoré, représentant pays de Interpeace

A cet effet, le projet a ciblé cinq régions à savoir la boucle du Mouhoun, le centre-nord, l’est, le centre, et le sahel. Avec près de 3.000 personnes qui ont été touchées, Cheick Fayçal Traoré a indiqué qu’à l’issue des enquêtes, il est ressorti des recommandations telles que le renforcement de la proximité en terme de délivrance de services de sécurité, l’amélioration de la coordination entre les différentes forces de la sécurité, l’amélioration de la coordination entre les différentes forces qui interviennent sur le terrain…

Un rapport apprécié à sa juste valeur

Le ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité par la voix de son représentant Jean Bosco Kiénou a salué la pertinence du projet. A l’en croire, « Tous les acteurs sont unanimes sur le fait que la réponse militaire à elle seule ne saurait être l’unique voie pour faire face aux défis sécuritaires qui menacent la stabilité de notre pays.

Bien que d’autres aspects essentiels soient à prendre en compte, il n’en demeure pas moins que les acteurs en charge de la sécurité ou ceux qui y interviennent ont un rôle important à jouer dans ce contexte ».

Jean Bosco Kiénou, Le ministre de l’administration territoriale de la décentralisation
Jean Bosco Kiénou, Le ministre de l’administration territoriale de la décentralisation

Par ailleurs il a indiqué que les conclusions du rapport  présentent des pistes d’actions vers une mutualisation d’actions de tous les acteurs sécuritaires  directs et indirects qui vont renforcer la cohérence des interventions.

« L’intérêt des conclusions de la présente analyse réside dans le fait qu’elles nous mettent à disposition une masse d’informations issues des populations et qu’elles nous permettent d’écouter la voix des communautés, souvent exclues des processus de consultation et de prise de décision pour une paix durable dans notre pays », a-t-il apprécié.

Aminata Catherine SANOU et Amira SANOU (Stagiaire)

Burkina 24   

Écouter l’article
publicite


publicite

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page