Stock de sécurité au profit des producteurs : La CAIMA envisage constituer au moins 100 000 tonnes d’engrais

En vue de dresser les bilans exhaustifs et à mi-parcours de ses activités menées respectivement dans le cadre des campagnes agricoles 2021-2022 et 2022-2023, la Centrale d’approvisionnement en intrants et matériels agricoles (CAIMA) a organisé une conférence de presse ce jeudi 08 décembre dans ses locaux, à Ouagadougou. 

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Passam-manégré Zida, Directeur général (DG) de la Centrale d’approvisionnement en intrants et matériels agricoles (CAIMA), a d’emblée rappelé que la campagne agricole 2021-2022 s’est déroulée dans un contexte mondial marqué par la pandémie à COVID-19.

Passam-manégré Zida, DG CAIMA.
Passam-manégré Zida, DG CAIMA.

Cette situation, a-t-il ensuite expliqué, a eu pour conséquence une augmentation des prix des intrants agricoles exacerbée par la rareté des intrants sur le marché mondial. Dans ledit contexte, couplé au contexte sécuritaire difficile de notre pays, « la CAIMA a pu mettre à la disposition des producteurs près de 13 000 tonnes d’engrais NPK et d’urée de qualité afin d’accroître leurs rendements », a fait savoir le DG, Passam-manégré Zida.

Sur le bilan à mi-parcours de la campagne agricole de saison humide 2022-2023, Passam-manégré Zida, a aussi rappelé qu’elle a été officiellement lancée le 27 mai 2022 à Tenkodogo avec une projection en termes de production de 5 398 000 tonnes de céréales, 1 798 000 tonnes de cultures de rente et 897 000 tonnes d’autres cultures vivrières.

Quant à sa structure, a-t-il dit au titre de cette campagne agricole en cours, «elle avait pour objectif l’acquisition de près de 160 000 tonnes d’engrais NPK, urée et engrais organiques confondus, plus de 5 000 semoirs manuels à haute précision et 50 batteuses multifonctions».

Un stock de sécurité d’au moins 100 000 tonnes d’engrais

Cependant, a-t-il fait noter, la CAIMA, même si elle a pu atteindre ses objectifs en matière d’importation d’équipement agricole à savoir les 50 batteuses et les 5 000 semoirs, l’éclatement de la crise entre la Russie et l’Ukraine et son corollaire ont eu un impact négatif sur le processus d’acquisition des intrants ; ce qui ne lui a pas permis d’atteindre ses objectifs en ce qui concerne l’importation des intrants minéraux.

Dans sa mission d’assurer l’approvisionnement et la disponibilisation des intrants et matériels agricoles de qualité, la CAIMA, contre vents et marées, a pu acquérir «50 000 tonnes d’engrais minéraux granulés, 51 000 litres d’engrais liquides et 300 tonnes de fumure organique» ; et a pu, «grâce aux efforts soutenus du gouvernement, mettre ces engrais à disposition des producteurs au prix forfaitaire de 25 000 F CFA le sac de 50 Kg durée, de NPK et d’engrais organo-minéral au lieu de 35 000 F CFA», foi du DG.

Au regard des incertitudes liées au contexte international, la CAIMA dit réfléchir sur la nécessité de constituer des stocks de sécurité au profit des producteurs. « Dans les mois et années à venir, nous envisageons constituer un stock de sécurité d’au moins 100 000 tonnes d’engrais afin de garantir chaque année l’approvisionnement de façon sereine et pérenne en intrants de qualité à des coûts réduits aux producteurs burkinabè », a laissé entendre le DG de la CAIMA.

Promettant de mettre un accent particulier pour la promotion de l’utilisation des fertilisants organiques ainsi que la promotion des filières locales de production des engrais, la CAIMA a lancé un appel à tous les distributeurs d’intrants gros, demi-gros et les gros consommateurs d’intrants à travailler de concert.

La CAIMA a été portée sur les fonts baptismaux en juin 2020. Elle se veut être cette interface entre les producteurs, les distributeurs, les importateurs nationaux, les grandes firmes de productions d’intrants et matériels agricoles et tous acteurs du secteur privé burkinabè évoluant dans ce registre. Dit autrement, elle se veut être cet outil qui trace les sillons d’une agriculture de qualité et de quantité en vue d’atteindre l’autosuffisance alimentaire.

Tambi Serge Pacôme ZONGO 

Burkina 24 

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Serge Pacôme ZONGO

Tambi Serge Pacôme ZONGO, journaliste s'intéressant aux questions politiques et de développement durable.

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