Football burkinabè : Lazare Banssé livre sa part de vérité sur la fronde de certains clubs

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Le président de la Fédération burkinabè de football (FBF) Lazare Banssé, était sur le plateau de la télévision nationale du Burkina Faso (RTB) pour livrer sa part de vérité sur la crise au sein du football burkinabè. Lazare Banssé a annoncé que le championnat va reprendre. 

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Lazare Banssé a commencé par féliciter le président du Comité national olympique et des sports burkinabè (CNOSB) Jean Yaméogo pour la médiation menée mais « par le radicalisme de certains, cette médiation n’a pas abouti », regrette-t-il. Le président de la FBF a évoqué une velléité de déstabilisation du football burkinabè.

« Si on aime son pays, on ne peut pas faire ça, au moment où les garçons (ndlr. Étalons) s’engagent pour des matchs importants et décisifs. Et pour résumer tout cela, c’est irresponsable à mon avis de se cacher derrière des préoccupations financières pour demander la démission du président de la fédération », estime Lazare Banssé. Pour lui, les Burkinabè doivent, à moins de deux mois de la CAN 2023 qui se tient en Côte d’Ivoire, se mobiliser pour amener l’équipe nationale en Côte d’Ivoire au lieu de donner « le spectacle de gens qui se divisent ».

Un respect de procédure

Les « frondeurs » reprochent au président de la FBF d’avoir reversé la retenue de 25% sur les bourses du ministère en charge des sports au Fonds national pour la promotion des sports et des loisirs (FNPSL) octroyées aux clubs. Il a rappelé qu’il s’agit de disposition actée en 2017 avec l’ancien comité exécutif, le ministère des sports et les clubs. « Il se trouve que pour des décalages, nous n’avons pas pu organiser à date le championnat des petites catégories », reconnait Lazare Banssé.

A ce sujet, Lazare Banssé a évoqué des questions de décalages. « Nous avons 84 millions qui devaient servir. Mais ça ne suffit pas. Il faut que la fédération ajoute sa côte part pour pouvoir l’organiser ».

Selon lui, les règles sont claires : « S’il est mis à votre disposition de l’argent public pour une activité précise que vous n’utilisez pas, les règles vous obligent à reverser cet argent dans le compte du trésor public. Cet argent, ce n’est pas au trésor public que nous l’avons reversé mais au fonds, puisque c’est le Fonds qui nous a remis ce montant-là. Donc, on ne peut pas reverser cet argent aux clubs s’il n’y a pas un texte qui ordonne cela ».

Il y a des mains invisibles

Banssé attend d’avoir une base légale pour reverser cet argent aux clubs. Sur les multiples crises au sein de la FBF, Lazare Banssé estime qu’il y a des mains invisibles. « Lorsque nous sommes arrivés, nous avons voulu rassembler les acteurs du football autour d’un idéal parce que nous avons constaté qu’il y avait beaucoup de divisions.

Malheureusement, certains ont voulu camper sur les différents camps. Ce que nous avons voulu continuer. Malheureusement, il y a des mains invisibles notamment une main invisible, un ancien dirigeant sportif, qui instrumentalise… tout le monde connait le nom de la sorcière mais refuse de dire son nom », a souligné Lazare Banssé sans citer de nom.

Déjà en prévision à la prochaine élection, il a rappelé que les textes devraient changer pour ce qui concerne la prochaine élection qui se fera désormais par liste. Qu’à cela ne tienne, pour Lazare Banssé, il s’agit d’une volonté de prendre en otage la CAN. Mais, le comité exécutif est déjà à la tâche, selon lui.

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