Mieux s’armer contre la rage : Une formation cruciale pour le personnel de santé militaire
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Le Centre d’Hygiène et de Santé animale des Armées, en collaboration avec la Direction des services vétérinaires, organise un atelier de formation pour renforcer les compétences du personnel de santé militaire dans la lutte contre la rage. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie nationale d’éradication de cette maladie mortelle.
Ce 30 janvier 2025, le camp Guillaume Ouédraogo accueille un atelier de renforcement des capacités des acteurs impliqués dans la lutte contre la rage. Cette formation s’adresse aux médecins, pharmaciens, majors, infirmiers, laborantins et autres personnels militaires en contact avec les animaux.
Le vétérinaire Lieutenant Nacro Aboubacar, Directeur général des services vétérinaires, a rappelé le pourquoi de cet atelier. « Au niveau du centre d’hygiène et de santé animale des armées, nous avons constaté une recrudescence des cas de morsure au sein du personnel militaire et civil. Il est donc crucial de sensibiliser et de former le personnel de santé, notamment les infirmiers et les médecins, à la prise en charge des personnes mordues », a-t-il souligné.
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Aussi, dit-il, cet atelier s’inscrit dans une stratégie globale d’éradication de la rage au Burkina Faso, en collaboration avec le ministère de l’Agriculture et des Ressources animales et halieutiques. Il s’appuie sur le concept « One Health », qui reconnaît l’interconnexion entre la santé humaine, animale et environnementale.
Plusieurs thématiques seront abordées, notamment le concept « One Health » et son application dans la lutte contre la rage, la prise en charge des personnes mordues et des animaux mordeurs, la prévention de la rage par la vaccination des animaux domestiques, ajoute le vétérinaire Lieutenant Nacro Aboubacar.
Cet atelier, « crucial pour le service de santé des armées », s’inscrit dans son programme annuel 2025 et vise à former le personnel à une meilleure prise en charge de la rage. Le médecin colonel Moustapha Sérémé, Directeur central du Service de santé des Armées, a souligné que la rage est une maladie mortelle mais évitable, et que cet atelier permettra de renforcer les connaissances et les compétences des participants pour une lutte plus efficace contre cette maladie. Il met également en avant la nécessité d’actions multisectorielles et multidisciplinaires pour éradiquer la rage au Burkina Faso.
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Aussi, le Dr Batiebo Jean-Marie, conseiller technique du Ministre délégué auprès du Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, chargé des Ressources animales a souligné l’importance de cet atelier pour améliorer la santé animale et publique, en rappelant que la rage est une maladie mortelle et un problème majeur au Burkina Faso. Il a également mis en avant l’engagement du pays à lutter contre cette maladie, classée parmi les cinq zoonoses prioritaires.
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En marge de cet atelier, une campagne de vaccination gratuite des animaux de compagnie dont, chiens, chats, singes, sera organisée le vendredi 31 janvier au camp Sangoulé Lamizana. Cette action s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale de vaccination gratuite lancée par le ministère de l’Agriculture.
L’objectif est clair selon les organisateurs : ne plus enregistrer de décès dus à cette maladie. Cet atelier, la sensibilisation et la formation du personnel de santé, ainsi que la vaccination des animaux, sont des éléments clés pour atteindre cet objectif.
Akim KY
Burkina 24