60e anniversaire du soulèvement populaire du 3 janvier 1966 : L’UAS présente ses acquis et révèle les défis du mouvement syndical

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À l’occasion du 60e anniversaire du soulèvement populaire du 3 janvier 1966, un panel a été organisé ce samedi 3 janvier 2026, à la Bourse du travail de Ouagadougou, sur les acquis de l’Unité d’action syndicale (UAS), les défis et les attentes du mouvement syndical.

Pour commémorer le 60e anniversaire du soulèvement populaire du 3 janvier 1966, l’Unité d’action syndicale (UAS) a organisé un panel sur les acquis de l’unité, les défis et les attentes du mouvement syndical. Olivier Guy Ouédraogo, Secrétaire général (SG) de la Confédération syndicale burkinabè (CSB) et Norbert Ouangré, président de la commission presse de l’UAS ont animé ledit panel.

(A gauche) Olivier Guy Ouédraogo, SG de la Confédération syndicale burkinabè (CSB)

Le premier aspect, à savoir les acquis de l’UAS, a été abordé par Olivier Guy Ouédraogo. Il a rappelé que l’unité est née en 1999. Depuis ce temps, il a fait savoir qu’elle s’est manifestée sur des questions importantes, intéressantes aux travailleurs, qu’elle a mené des activités de formation avec le Bureau international du travail (BIT) et fait des productions, ainsi que des concertations gouvernementales syndicales depuis 2002…

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« Au niveau des acquis, nous avons eu des augmentations des salaires dans le privé comme dans le public, même s’ils ont toujours été en dessous des attentes du mouvement syndical. Nous avons obtenu la réduction de l’IUTS à travers la prise en compte des charges professionnelles et des réductions de 2008 et 2011. Nous avons obtenu le relèvement du SMIC de 6,7%… », a-t-il entre autres cité.

L’un des défis majeurs aujourd’hui, selon Olivier Guy Ouédraogo, demeure les finances. Il a en effet fait comprendre que la plus grande faiblesse du mouvement syndical, c’est l’absence des cotisations. L’unité d’action syndicale, a-t-il dit, fonctionne exclusivement grâce à la subvention de l’Etat.

« La participation des centrales et des syndicats qui composent est très marginale. Il faudrait que nous inversions cette tendance. L’indépendance suppose que nous payions nos cotisations », a-t-il interpellé.

Norbert Ouangré, président de la commission presse de l’UAS

Norbert Ouangré, président de la commission presse de l’UAS, a poursuivi avec les défis et attentes de l’unité. Pour lui, aujourd’hui, la préoccupation, c’est celle de l’UAS. Autrement dit, ce sont des grands dossiers que l’UAS doit suivre pour leur aboutissement, a-t-il expliqué.

Au regard de leur nombre, il a choisi de parler de cinq d’entre eux. Ce sont la loi 011 portant liberté d’association ; la révision du code de travail ; la relecture du barème des salaires minima du secteur privé, qui est rendue nécessaire par la révision récente, assez récente du SMIC ; la relecture de la loi 033, portant régime juridique applicable aux emplois et aux agents des EPE ; et la prise en compte des indemnités dans le calcul de la pension des travailleurs du public.

Les 10 héros du 3 janvier 1966

A l’entame de ce panel, une minute de silence a été observée en la mémoire des 10 héros du 3 janvier 1966, des victimes du terrorisme et bien d’autres de notre Nation.

Tambi Serge Pacôme ZONGO

Burkina 24

Serge Pacome ZONGO

Tambi Serge Pacome ZONGO, journaliste s'intéressant aux questions politiques et de développement durable.

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